Quiz: How well do you know France’s UNESCO World Heritage sites?

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Pôle Emploi va recruter des milliers de CDD pour faire face à l’arrivée massive de demandeurs d’emploi

Les retombées de la crise sanitaire se font ressentir jusque dans les rangs de Pôle Emploi. Dans le cadre du plan de relance (dont la présentation a été repoussée d’une semaine), le gouvernement prévoit en effet de proposer entre 3 000 et 5 000 CDD pour étoffer les effectifs de l’agence, affirme le journal « les Echos » dimanche 23 août.

Objectif : parer à une arrivée massive de nouveaux demandeurs d’emploi liée à la crise sanitaire. Ces postes devraient être ouverts en trois vagues successives, entre 2020 et 2021, et chaque agence recruterait entre deux et trois personnes à partir de la mi-septembre. Ces contrats devraient durer dix-huit mois et toucheraient notamment l’accompagnement des demandeurs d’emploi, mais aussi l’indemnisation, rapporte le quotidien économique. D’après BFMTV, 450 offres d’emploi concernant l’ensemble du territoire ont déjà été mises en ligne.

« Nous faisons face à trois vagues de chômage »

Malgré une baisse du nombre de demandeurs d’emploi de 0,7 point au deuxième trimestre, l’Insee alertait le 13 août dernier sur l’élargissement du « halo du chômage », c’est-à-dire le nombre de personnes sans emploi – qui en recherchent un mais qui ne satisfont pas les autres critères du BIT pour être considérées comme des chômeurs : d’après l’Insee, ce chiffre « a nettement augmenté pendant le confinement, en miroir de la baisse du chômage ».

Crainte d’une hausse du chômage

Plombées par la crise sanitaire, de nombreuses entreprises ont recours à des plans sociaux et plans de départs volontaires, voire mettent la clé sous la porte. Ainsi, d’après l’Insee, 600 000 emplois ont été détruits au premier trimestre dans le secteur privé.

Dans une interview accordée aux « Echos » à la fin du mois de juillet, Elisabeth Borne, ministre du Travail, avait déclaré plaider « pour un renforcement des effectifs de Pôle Emploi dans le cadre du plan de relance si on veut avoir un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi ».

Chômage : « Pour les jeunes, l’impact de la crise est beaucoup plus fort »

Toujours dans « les Echos », la ministre ajoutait que l’opérateur aurait « un rôle important […] dans les secteurs en tension sur l’emploi : rénovation thermique des bâtiments, transport ferroviaire ». A la fin du mois de juin, 4,2 millions de demandeurs d’emploi sans activité étaient inscrits à Pôle Emploi.

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L’océan pourrait contenir dix fois plus de plastique qu’estimé

Des prélèvements à travers l’océan Atlantique révèlent une concentration de microplastiques beaucoup plus importante qu’évalué jusqu’ici, selon le centre britannique d’océanographie.

Des chercheurs britanniques estiment que l’océan Atlantique pourrait contenir jusqu’à 200 millions de tonnes de particules des microplastiques les plus courants. D’après les évaluations précédentes, l’ensemble des déchets plastiques versés dans cet océan était plutôt de l’ordre de 17 millions de tonnes – soit dix fois moins.




“Les études précédentes n’avaient pas mesuré les concentrations de particules “invisibles” de microplastiques sous la surface de l’océan.”

Katsiaryna Pabortsava

National Oceanographic Centre

Les études précédentes n’avaient pas mesuré les concentrations de particules “invisibles” de microplastiques sous la surface de l’océan. Notre recherche est la première à l’avoir fait à travers l’ensemble de l’Atlantique, du Royaume-Uni aux Malouines”, indique dans un communiqué Katsiaryna Pabortsava, chercheuse au centre d’océanographie britannique (NOC), et co-auteure de l’étude publiée mardi dans la revue Nature Communication.

200

millions de tonnes

C’est la masse de particules de microplastiques que pourrait contenir l’océan Atlantique.

Les particules de microplastiques se retrouvent depuis la neige arctique jusqu’au fond des abysses, en passant par les organismes vivants, sans que leurs impacts sur la santé soient bien compris.

L’inconnue des abysses

Les océanographes anglais ont collecté des échantillons d’eau de mer à 5% de profondeur au cours d’une expédition en 2016. Ils ont utilisé des techniques d’imagerie spectrale pour identifier les contaminants qui la composaient, en se concentrant sur les microparticules des trois types de plastiques les plus répandus : le polyéthylène (sacs, film alimentaire…), le polypropylène (emballages, pailles, masques chirurgicaux…) et le polystyrène (frigolite). Ils ont ainsi déterminé qu’il y a entre 12 et 21 millions de tonnes de ces particules de ces plastiques invisibles à l’œil nu rien que dans les 200 premiers mètres de profondeur de l’océan Atlantique.




“Même avec notre évaluation relevée de la contamination plastique, la masse totale de poissons est probablement plus élevée que celle de plastiques.”

Richard Lampitt

National Oceanographic Centre

En supposant que cette densité de microplastiques soit représentative de celle contenue jusqu’au plancher océanique, “l’océan Atlantique pourrait contenir environ 200 millions de tonnes de résidus plastiques dans ces catégories spécifiques de polymères et de taille”, souligne Richard Lampitt, l’autre co-auteur de l’étude. En tout état de cause, sachant que des plastiques d’autres tailles et types sont présents dans l’océan, “tant les intrants que les stocks de plastiques océaniques sont beaucoup plus élevés que précédemment évalué”, notent les chercheurs.

Cela dit, “même avec notre évaluation relevée de la contamination plastique, la masse totale de poissons est probablement plus élevée que celle de plastiques“, nous indique Lampitt. Une étude retentissante avait estimé en 2014 qu’à politique inchangée, la masse de plastiques dans les océans dépasserait celle des poissons d’ici 2050. Mais le modèle utilisé pour évaluer la masse de poissons a depuis lors été lourdement remis en cause.

Les masques du Covid

L’étude des chercheurs du NOC intervient alors que l’industrie pétrochimique tourne à plein régime pour produire des équipements de protection personnelle face à l’épidémie de Covid-19 et que les masques chirurgicaux jetables (en plastique) se retrouvent en quantités dans la nature. L’effet de ces nouveaux usages sur la concentration de polluants plastiques dans les océans devra être étudié, souligne Richard Lampitt: “Il y aura certainement un impact, mais j’ignore dans quelles proportions: il faudrait mener des recherches et elles pourraient mener à la conclusion que l’impact de ces équipements personnels est dévastateur, ou bien qu’il est léger en comparaison des autres déchets plastiques.”

Sans même tenir compte d’un possible “effet Covid”, la production de plastique a le vent en poupe: la Chine compte à elle seule sur une augmentation de sa demande de polymères de 6% par an.

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Une “assistance voyage Covid-19” pour relancer le tourisme?

La crise du coronavirus a considérablement freiné les ventes de séjour à l’étranger. Une initiative de plus de 200 agences vise à relancer le tourisme et stimuler “l’audace du voyage”.

À l’occasion du CNS organisé jeudi, 240 agences de voyage indépendantes, membres du groupement Avitour, appellent le gouvernement à mettre en place une assistance voyage Covid-19 pour les personnes qui réservent leurs vacances auprès d’un organisme belge.




“Nous demandons aux autorités de rassurer les citoyens afin qu’ils voyagent à nouveau malgré la crise sanitaire.”

“Nous demandons aux autorités de rassurer les citoyens afin qu’ils voyagent à nouveau malgré la crise sanitaire”, explique le groupement d’agences dans un communiqué. Outre la proposition d’assistance voyage, les agences réclament une assurance annulation Covid-19 lorsqu’une destination, estampillée verte ou orange au moment de la réservation, passe tout à coup au rouge. “De cette manière, le client a la certitude de pouvoir récupérer immédiatement son argent”, fait valoir Avitour.

La Belgique plus stricte que l’UE

Avitour exhorte par ailleurs le gouvernement belge “à transposer d’urgence les directives européennes”, alors que la Belgique est plus stricte que ne le permet l’Union européenne. “Des vacances hors de l’Europe, par exemple au Canada, en Tunisie, en Thaïlande ou au Japon, auraient pu être réalisées”, regrette-t-il.

Les professionnels du voyage souligne encore qu’il est impossible pour 11 millions de Belges de voyager dans leur propre pays dans le respect stricte des règles sanitaires. “Les lieux de vacances en Belgique sont saturés, les trains touristiques supplémentaires sont supprimés…”, relèvent-ils.

Pour rappel, en 2019, sur les sept millions de Belges ayant profité de vacances, seulement 13% ont visité le Plat pays.

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Climbing and mountain biking in Les Alpilles in Provence, France, en famille

PUBLISHED: 11:59 12 August 2020 | UPDATED: 10:01 17 August 2020

Caroline Ciavaldini and James Pearson mountain biking in Les Alpilles with baby Arthur in tow (c) Raphael Fourau

Caroline Ciavaldini and James Pearson mountain biking in Les Alpilles with baby Arthur in tow (c) Raphael Fourau

Archant

Professional climbers Caroline Ciavaldini and James Pearson are used to travelling the world, but with travel restrictions in place and a young son in tow, they found paradise 100km from their home in France



At the end of May, my husband James, baby Arthur and I embarked on a project that has been close to our hearts for the last few years.

What made this project special, however, was we decided to leave our van at home in Connaux, Gard and make the journey on our mountain bikes – 30 days to ride around the Alpilles, some of the best cliffs in the South of France, carrying all our gear on our backs and bikes, and using as few roads as possible.

The idea for a trip like this grew from a few separate seeds, the first, and perhaps most important, was a simple desire to reduce the carbon impact of our climbing trips while still maintaining an aspect of adventure.

James and I love travelling for many reasons and discovering new things is a very important part of our lives, and one we are keen to share with Arthur, who is one year and seven months old. What we don’t love quite so much is how much pollution just one flight halfway around the world puts out.

Cycling through Les Alpilles (c) Raphael FourauCycling through Les Alpilles (c) Raphael Fourau

The original idea was to follow the Danube river from the Black Forest in Germany, all the way to the Black Sea. Then Covid-19 came along, the borders closed, France declared a 100km travel limit from your home and it seemed like our adventure was over before it had even begun!

Then we remembered why we chose to live where we do in the first place, that our house is surrounded by cool cliffs, picturesque villages and that if we stuck to small tracks and mountain bike trails, 100km was actually a pretty good distance.

We planned a route, chose a departure date and our Tour des Alpilles was born – the only thing left was to actually do it!

In Bouches-du-Rhône we discovered the magnificent windmills of Fontvieille built in the early 1800s, a troglodytic village near Lamanon lived in until the mid-1500s, got lost on little forest paths and found some ancient stone villages, but also came across a bakery with incredible croquants, a crunchy biscuit with almonds, or mini croissants with pine nuts and many other little surprises along the way.

Caroline climbing Orgon La bergerie (c) Raphael FourauCaroline climbing Orgon La bergerie (c) Raphael Fourau

We got to climb at awesome cliffs like Orgon and Buoux, a classical crag with five-star routes in Grades 5 and 6, and just a few metres further, historical old ladies like les mains sales.

We usually don’t go to these crags: too far away for a day trip, but not far enough for a holiday and we met up with friends along the way that we hadn’t seen in far too long! It was a trip where life slowed down and simplified, problems were limited to fixing punctures, remembering to charge our battery on the mountain bikes and stocking up on nappies before riding into a valley without any shops.

Most of our nights were spent at one of the many fantastic local B&Bs in the area where we’d start our day with a big breakfast of pain au chocolat, coffee and croissants. We’d pack the cargo trailer in the precise way we’d found that kept wobbles to a minimum, strapped Arthur into his seat, set off and our adventures began.

It sounds funny to use the word ‘adventure’ to describe our home climbing areas, but this is really what it felt like. Just before the confinement we spent three weeks in Ethiopia with The North Face, climbing sandstone towers in the desert. We’re used to going to the other side of the world to find the unknown and we love it, but never did we think we’d be able to find similar experiences less than 100km from our house.

The family take a well-earned rest in Les Baux-de-Provence (c) Raphael FourauThe family take a well-earned rest in Les Baux-de-Provence (c) Raphael Fourau

A trip like this teaches, and allows you to go with the flow. With no fixed time constraints, nor hardcore climbing objectives, everything felt pretty easy and fun, and by keeping the stress and pressure low, we were so much more open to appreciate life itself.

Follow Caroline and James’ climbing adventures at onceuponaclimb.co.uk

Caroline’s essential gear list:

Bikes – sunn.fr/fr/hybrides/91-gordon-finest

Trailers – tout-terrain.de/en/the-products/trailers/

Gear for all weather – thenorthface.fr/

Baby tent – deryan.shop/en/product/babybox/

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Les plus beaux châteaux à visiter cet été

Pas la peine d’aller jusqu’en Écosse pour visiter un château digne de ce nom. Voici six châteaux belges aussi grandioses qu’accueillants. Ils valent le détour.

Le Domaine de Ronchinne

Domaine de Ronchinne.
©Domaine de Ronchinne

Le Domaine de Ronchinne est une belle réserve naturelle de 42 hectares entre Namur et Dinant pour laquelle le designer belge Lionel Jadot a conçu un centre de bien-être “naturel”, avec un étang de baignade et un spa extérieur traditionnel. Les chambres sont entièrement rénovées et le restaurant est décoré dans un style sud-américain.

Au menu, la simplicité et le local: poissons de rivière, légumes et délices de saison. Pour les hôtes les plus aventureux, on a installé dans la cour du château quelques “tiny houses”, dont un “Loft Cube” moderniste et cinq chariots couverts, rebaptisés “tentes de couchage”.

Le nouveau restaurant du Domaine de Ronchinne.
©Domaine de Ronchinne

Ajoutez à cela la terrasse style Ibiza, le pavillon de repos en bois dans la forêt et le vignoble pour faire apparaître la châtelaine 2.0.

Une nuitée dans les bâtiments du château (étables rénovées et pavillon de jardin compris), à partir de 69 euros par personne. La chambre “Loft Cube” revient à 199 euros par personne et la cabane dans les arbres, à 149 euros par personne. Accès au centre de bien-être compris.

La terrasse style Ibiza au Domaine de Ronchinne.
©Domaine de Ronchinne

Le Château de Gaasbeek

L’intérieur du Château de Gaasbeek est bien conservé.
©Kasteel van Gaasbeek

Le 31 août, le Château de Gaasbeek fermera ses portes pour se lancer dans deux ans de rénovation de grande envergure: la réouverture est prévue en 2023. Ces prochaines semaines seront donc la dernière occasion de découvrir cette forteresse médiévale et ses spacieux jardins, à deux pas de Bruxelles.

Le parcours “Dernier appel pour Gaasbeek” permet d’admirer la riche collection sous sa forme la plus pure et, au cours de la “Wunderkammer walk”, on se prend à rêver du passé grâce à douze pièces maîtresses qui racontent un passé passionnant.

Le jardin du Château de Gaasbeek.
©BELGA_HANDOUT

On peut aussi écouter les souvenirs de l’excentrique marquise Arconati Visconti, dernière habitante du château. Pour terminer, on fait un tour dans le jardin du musée et ses arbres fruitiers centenaires: un paradis pour les botanistes.

Le Château de Gaasbeek fermera ses portes pendant 3 ans à partir du 31 août.
©Kasteel van Gaasbeek

Le Château de Genoels-Elderen

Joyce van Rennes, vigneronne de Genoels-Elderen.
©Dieter Telemans

Le domaine viticole Genoels-Elderen possède les vignobles les plus étendus, mais aussi les plus anciens et le plus polyvalents de Belgique, plantés là où les Romains cultivaient déjà la vigne. La visite guidée en calèche passe des pressoirs à raisin à la distillerie pour enfin mener au cœur du domaine limbourgeois, les caves à vin d’origine.

Les amateurs apprendront tout sur la vinification, les cépages et les techniques modernes, sans oublier les travaux pratiques sous forme de dégustation. La visite se termine par une balade dans la superbe roseraie, le parc d’essences anciennes et le long de l’étang du château où voguent des cygnes noirs.

La visite guidée avec dégustation dure 2 heures et revient à 60 euros par personne. L’entrée libre avec un verre de dégustation, 5 euros. Réservations sur le site du domaine viticole.

Le Château de Genoels-Elderen.
©Visit Limburg

Le Château de Vêves

Un des salons du Château de Vêves.
©Château de Vêves

Dominant le charmant village de Celles, posé au sommet d’une colline rocheuse, flanqué de quatre tours pointues et ceint les forêts luxuriantes, ce château sort tout droit de la Belle au Bois Dormant.

À l’intérieur, le temps semble s’être arrêté dans les salons médiévaux au mobilier d’origine et aux boiseries méticuleusement restaurées. C’est dans ce cadre idéal que les enfants sont invités à plonger dans l’armoire d’armures et de robes de princesse pour, ensuite, participer à une cérémonie officielle de chevalerie.

Château de Vêves vanuit de lucht

Le Château de Vignée

Le Château de Vignée a été renové.
©Katoo Peeters

En Famenne, le Château de Vignée, bâti au XVIIIe siècle, a été rénové pour devenir un hôtel restaurant de luxe pour épicuriens trendy. Le château est niché dans la verdure des Ardennes namuroises, à deux pas de la maison de campagne et des chasses du Roi.

L’intérieur contemporain est signé du cabinet d’architectes Atelier47 de Durbuy, qui a également relooké l’hôtel quatre étoiles de Marc Coucke, ‘Le Sanglier des Ardennes’, ainsi que son restaurant, où exerce le chef Wout Bru. Au programme: détente dans le spa ultra-moderne et passage gourmet dans l’exceptionnelle cave à vin. Sabato s’est rendu sur place avant les premiers hôtes.

La nuitée, à partir de 190 euros.

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Malgré leur report, le flop des soldes :

Des chiffres pas surprenants. Les soldes d’été se sont terminés mardi 11 août, dans un contexte très compliqué avec le Covid-19 toujours en circulation et une crise économique bien présente dans le secteur du commerce.

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Résultat ? « De façon globale, on est sur une baisse du chiffre d’affaires de 30 % », a indiqué au « Parisien » Francis Palombi, président de la confédération des commerçants. « Le Nord a mieux résisté, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été plus touchée », précise-t-il.

Du côté du gouvernement, aucun chiffre n’a été annoncé même si le ministre délégué aux PME Alain Griset, a parlé d’un bilan des soldes « plutôt nuancé », au micro de RTL, lundi.

Les petites enseignes moins impactées

Selon lui, « il y a chez les indépendants globalement une activité qui s’est bien maintenue ». Un propos appuyé par les chiffres de la Fédération nationale de l’Habillement. En effet, sur 33 800 boutiques indépendantes d’habillement, 80 % ont vu leurs ventes et leurs gains augmenter, elles constatent même une hausse de 5 % des marges par rapport à 2019, rapporte LCI.

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Le bilan des soldes de l’été 2020 varie également en fonction des régions. Emmanuel Le Roch, directeur général de la Fédération du Commerce spécialisée (Procos), estime que les grandes agglomérations, où séjournent souvent les touristes internationaux, devraient s’en être moins bien tirées que certaines régions, notamment dans le Grand Ouest, où se sont massés de nombreux touristes français cet été, rapporte l’AFP.

A Paris, plus particulièrement « les choses pour l’instant mesurées telles qu’elles sont, ne sont pas très favorables », a affirmé Alain Griset. Selon une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), les trois quarts des 400 commerçants parisiens sondés jugent même le bilan des soldes « très décevant ».

Un report des soldes pas très efficace

Les soldes ont donc énormément souffert du manque de touristes mais aussi du report des dates, du 15 juillet au 11 août, prévu à l’origine, pour aider le secteur et notamment les petits commerçants qui avaient besoin de temps pour reconstituer leur trésorerie. « Dans les grosses agglomérations notamment, cela a eu un impact négatif puisque les gens n’étaient plus là même si les gros acteurs avaient anticipé cela en proposant dès le mois de juin des ventes privées », précise Emmanuel Le Roch au « Parisien ».

« On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé » : l’inquiétude des salariés du prêt-à-porter face à la vague des licenciements

Certains secteurs s’en sortent un peu mieux, notamment l’équipement de la maison, qui voit augmenter son activité de 13,9 % selon la Fédération du Commerce spécialisée, ainsi que les articles de sport. Même tendance que les années précédentes, la vente en ligne est toujours autant privilégiée par les Français, avec +35 % des ventes lors des soldes.

Les magasins de textile, de leur côté, notent une faible hausse de leur chiffre d’affaires, avec +3,2 % en juillet, selon les chiffres de la Fédération. Une nouvelle pas si réjouissante quand on sait que « pour une période de soldes, on aurait dû être à +30 % », rappelle Emmanuel Le Roch.

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Des glaciers de légende sur la Côte belge

La mantra des vacances en ces temps de coronavirus: apprendre à profiter des petites choses simples de la vie. Par exemple, une crème glacée turbinée à la main, servie dans un décor magique… Simple et délicieux ! Voici notre sélection de sept glaciers de légende, entre Knokke et La Panne.

La Crèmerie François. Knokke, depuis 1928

La Crèmerie François, fondée dans la ville de Saint-Nicolas, a la réputation d’être le plus ancien glacier du pays. La maison-mère a d’ailleurs été récompensée à trois reprises par le titre de “Meilleur Glacier de Belgique” aux Hospitality Awards, grâce à la recette originale de “Monsieur François”.

Un succès qui, l’an dernier, s’est concrétisé par l’ouverture d’une succursale à Knokke, avec une belle palette de parfums, comme pistache-liqueur d’orange et poivre. À Knokke aussi, ce glacier ne propose que de la top qualité: le lait cru pour faire la crème glacée est pasteurisé sur place et les pistaches sont importées de Sicile.

Le Glacier René. Le Coq, depuis 1945

Bio, circuit court, durable … ces éléments qui, aujourd’hui, font partie de l’ADN des marques un peu hipster qui souhaitent cartonner auprès des jeunes, qualifiaient déjà le glacier René. En effet, ce visionnaire a, dès 1945, fait sa renommée sur son choix d’ingrédients naturels et locaux, dont le lait de vache.

Aujourd’hui encore, cette crème glacée bio et sans additifs fait toujours l’orgueil de la maison. Aux colorants et arômes, même naturels, la maison préfère les fruits frais. La glace au lait de chèvre bio, spécialité de la maison depuis des années, est une découverte. Et la déco vintage est une valeur sûre de la station depuis les années 50.

La Crèmerie Georges. La Panne, depuis les années 60

Georges a ouvert sa crèmerie sur la digue de La Panne il y a plus de 50 ans. En 2016, la toute jeune Astrid (24 ans) reprend le commerce et en profite pour faire souffler un vent nouveau sur l’établissement, où les rayures oranges et blanches sont à l’honneur: non seulement le logo, mais aussi la marquise, les parasols, la tenue des serveurs, les chaises et les tables sont dans ces teintes vitaminées.

La crème glacée signature ne pouvait pas faire exception: c’est une glace au pamplemousse avec un trait de gin Tangueray. D’autres parfums “alcoolisés” sont proposés par ce glacier: limoncello maison, mojito à la menthe fraîche et Baileys.

La Crèmerie Sainte-Catherine. Nieuport, depuis 1958

Dans les années cinquante, il y avait déjà ici une crèmerie qui vendait de la crème glacée. Mais ce n’est qu’en 1985 que l’enseigne s’est transformée en véritable glacier, proposant un beau comptoir de différents parfums. Résultat? Les files s’allongent devant la Crèmerie St-Catherine, mais la patience est largement payée par le cornet croquant surmonté  de belles boules crémeuses. La décoration gentiment kitsch, faite d’enseignes néon et de couleurs vives, lui donne un petit charme “congés payés”. À goûter: la glace au yaourt aux fruits de la forêt.

Le IJsbeer. Bruges, depuis 1922

Cette entreprise familiale a vu le jour il y a près de cent ans, en tant que glacier ambulant. Aujourd’hui, la quatrième génération “d’ours polaires” est aux commandes du De IJsbeer. Cette enseigne à deux pas du cœur touristique de Bruges, est incarnée par Sabine, qui a suivi une formation à l’école de cuisine Spermalie à Ter Duinen.

En plus de la traditionnelle crème glacée, l’adresse propose également un comptoir à café italien: la propriétaire a suivi une formation de barista professionnelle auprès de Peter Hernou, une référence en la matière. Le détail gourmand: même les biscuits servis avec le café sont faits maison.

Le Glacier de la Poste. Knokke, depuis 1968

Le Glacier de La Poste existe depuis ce fameux été ‘69, une époque où les couples d’adolescents s’y donnaient leur premier rendez-vous. Derrière le comptoir, les serveuses faisaient le show, volant (presque) la vedette aux glaces.

Aujourd’hui, l’enseigne, une institution de la station balnéaire, vient de s’installer sur la digue, où la file des gourmands se répartit sur plusieurs caisses, le temps d’obtenir le précieux cône. Bien que le charme authentique ait un peu disparu (le bar à sandwiches attenant fait un peu fast-food), on salive rien qu’à l’évocation d’une boule noix-figues ou caramel-beurre salé.

Le Gelato Maxzim. Ostende,depuis 2004

Gelato Maxzim est le dernier venu parmi les glacier de cette liste et, pourtant, il est devenu une valeur sûre de la Reine des Plages (et ses environs) en un temps relativement court. Un tour de force, dû, en grande partie, à l’enthousiasme de son fondateur, Maxzim Vansiempsen, lequel a passé six mois en Italie pour apprendre le métier de glacier auprès d’un maître en la matière, le Sicilien Roberto Jacobi. Il commence à pasteuriser dès 6 heures du matin et accueille jusqu’à 22h30 les longues files de gourmands. Des horaires qui, l’année dernière, ont poussé à Maxzim à passer le relais à son fils, Sven.

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Vacances détox dans le centre wellness le plus branché des Alpes

L’hôtel spa le plus prisé du moment ne se trouve pas à Paris, mais à Bezau, dans les Alpes autrichiennes. C’est dans cet environnement paisible que sa conceptrice, Suzanne Kaufmann, a développé un empire mondial de la beauté.

Les montagnes du Bregenzerwald, dans le Vorarlberg (Autriche).

Une route étroite serpente à travers les paisibles paysages. De part et d’autre, rien que des forêts. Nous traversons les montagnes du Bregenzerwald, près de la frontière Suisse/Allemagne. À l’horizon, des montagnes, des forêts et des vallées de plusieurs kilomètres de long avec, ici et là, une ferme ou une auberge chalet. Ici, simplicité et tradition n’ont rien d’ennuyeux, bien au contraire.

C’est également le style de l’Hotel Post Bezau, autrefois simple hôtel thermal devenu aujourd’hui l’un des centres wellness les plus prisés d’Europe. L’instigatrice du projet est Susanne Kaufmann, représentante de la cinquième génération de la famille qui possède et gère l’hôtel depuis 1850. L’année dernière, elle a rebaptisé son hôtel “Hotel Post Bezau by Susanne Kaufmann”, un changement de nom qui représente la phase finale d’une transformation qu’elle a initiée en 1994.

Hotel Post Bezau

Susanne Kaufmann, conceptrice du label de soins éponyme.
©Aimee Shirley

Après avoir fait l’école hôtelière, l’Autrichienne a commencé sa carrière à l’Hotel Post, à l’âge de 23 ans. “Au début, je m’occupais surtout de l’aspect commercial.” Après avoir passé un week-end de team building à l’hôtel avec son équipe internationale et locale, elle réalise que le point faible de l’hôtel, c’est le spa: “Les produits de soin que nous utilisions ne correspondaient absolument pas à notre philosophie du ‘naturel, bio et local’. Nous n’avions qu’une seule solution: fabriquer les nôtres.”.

Comme Kaufmann n’avait aucune expérience dans le secteur des produits de soin, elle s’adresse à un petit groupe de pharmaciens et de dermatologues autrichiens. “Je tenais à ce que les ingrédients soient bio et, dans la mesure possible, en provenance des Alpes. Nous avons sélectionné les ingrédients de manière à ce qu’ils puissent se renforcer mutuellement, un cocktail puissant ayant un effet positif.”

L’’hôtel Post Bezau compte 58 chambres, dont beaucoup avec vue sur les montagnes.
©Aimee Shirley

Durable et naturel

La ligne de soins Susanne Kaufmann s’est imposée comme une des marques de soins les plus trendy.
©David De Vleeschauwer

Ainsi, la jeune femme lance sa ligne de soins 100% bio en 2003. Bien qu’au départ, les produits soient réservés au spa de l’Hotel Post, le label alpin a manifestement tapé dans le mille: rapidement, on le retrouve également dans les belles parfumeries et les hôtels wellness du monde entier, avant d’être aussi commercialisé en ligne.

“Mes produits sont basés sur la durabilité et la puissance de la nature”, explique Kaufmann. “Je ne fais qu’appliquer la philosophie de ma grand-mère: elle croyait que les plantes locales avaient des vertus curatives. J’ai grandi dans l’idée que se rincer les cheveux avec de la bière et des œufs, faire un tonique avec de l’arnica cueilli dans la nature, c’était ce qu’il fallait!”

Style Susanne Kaufmann

Le spa ultramoderne de l’Hotel Post Bezau, avec des matériaux tels que laine, cuir, bois et pierre locale.
©David De Vleeschauwer

Les bestsellers Susanne Kaufmann sont l’Anti Aging Body Cream et l’Eye Cream Line A, tous deux aux composants actifs de brocoli, d’églantier et de romarin. La production et le conditionnement se déroulent dans un atelier qui, de l’extérieur, ressemble plutôt à une grange américaine.

“Dans ce cas également, je ne voulais que des matériaux locaux”, précise Kaufmann. “Chez nous, pas d’acier ‘made in China’. J’ai fait construire le bâtiment de notre entreprise dans une essence locale et durable.

Les produits sont soigneusement mélangés et conditionnés dans le style sobre de Susanne Kaufmann: des flacons et des pots aux lignes épurées, une étiquette blanche avec une mention minimaliste en lettres noires et rouges. Il est évident que le look flashy et le packaging tape-à-l’œil n’est pas le genre de la maison: l’ambition c’est le produit, rien que le produit, mais tout le produit.

L’Hotel Post Bezau, autrefois simple hôtel thermal devenu aujourd’hui l’un des centres wellness les plus modernes d’Europe.
©Aimee Shirley

Tradition autrichienne

Le spa de l’hôtel Post Bezau by Susanne Kaufmann.
©David De Vleeschauwer

Un emballage épuré pour mettre en valeur le produit, c’est une chose, mais pourrait-on en savoir plus? Kaufmann nous conduit jusqu’au spa ultramoderne de l’Hotel Post. À première vue, il n’a pas le look clinique d’un hôtel wellness ou detox. L’ambiance est plutôt celle d’un hôtel familial des Alpes, accueillant et convivial.

S’il va de soi que l’on y sert des repas et des drinks diététiques, il n’est pas tabou de demander un verre de Grüner Veltliner à l’apéritif, par exemple. Ni de prendre un bon repas réconfortant, à moins d’opter pour un des programmes axés sur la nutrition.

Le contraste entre les espaces publics chaleureux et plutôt traditionnels de l’hôtel et le centre wellness épuré et ultra contemporain que Kaufmann a ajouté à l’hôtel est grand: le spa, entièrement construit en essences locales, avec beaucoup de verre, présente un look futuriste clean. Les espaces sont blancs, lumineux, presque “spacy”, tout en canapés en cuir blanc et étagères claires garnies de flacons d’huile dans lesquels flottent des brins de romarin et de boîtes d’ampoules coup de fouet. C’est reposant et zen.

Le spa, ajouté par Susanne Kaufmann, a un look futuriste clean.

Bien-être

À première vue, l’Hotel Post Bezau n’a pas le look clinique d’un hôtel detox.
©Aimee Shirley

Les thérapeutes me reçoivent chaleureusement, ce qui est manifestement une caractéristique de l’hospitalité autrichienne. Bien sûr, les clients de l’hôtel peuvent accéder au spa, mais de nombreux visiteurs y viennent aussi, spécialement pour une “holistic & beauty retreat” de trois jours en pension complète, avec six traitements et consultations.

Parmi les plus demandés, citons les massages à l’huile chaude (au romarin bio), les soins du visage repulpants et les thérapies “ultrasound shaping”. J’opte pour le forfait Regeneration, avec un massage de la tête de 50 minutes – une durée exceptionnellement longue: dans la plupart des spas, ce massage de la tête, réalisé avant ou après un massage classique, est plus expéditif.

Ici, on comprend pleinement la valeur ajoutée de ce massage qui apporte relaxation totale, détoxification, amélioration du sommeil, de la pousse des cheveux, de la mémoire et du niveau d’énergie. Un gommage du corps le prépare au soin suivant, l’enveloppement. Tous deux sont réalisés avec les produits Susanne Kaufmann.

Le gommage contient du sel marin fin et de la pierre ponce pour stimuler la circulation, mais aussi du millepertuis, du miel et des acides végétaux qui purifient et nourrissent la peau. L’enveloppement est réalisé avec le célèbre Body Butter, une somptueuse crème au miel, à la vitamine E, à l’huile d’olive et au beurre de karité, parfaite pour les peaux sèches.

Elle est si pure qu’elle peut être utilisée pour masser les bébés. Le traitement est fluide, relaxant et efficace: une sensation de bien-être et une peau plus douce et plus saine, en moins de deux heures. On en redemande…

L’hôtel Post Bezau by Susanne Kaufmann est à 750 kilomètres de Bruxelles et à 2 heures de route de Zurich, Innsbruck et Munich.
Une “holistic & beauty retreat’” de trois jours en pension complète, six traitements et consultations, est proposé à partir de 910 euros par personne.

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Rodolphe Christin, sociologue: “Le tourisme aurait pu être un outil d’éducation populaire”

Le sociologue Rodolphe Christin, qui a consacré plusieurs livres au tourisme, est très critique envers une industrie obéissant, selon lui, uniquement au modèle consumériste.

Rodolphe Christin est notamment l’auteur du “Manuel de l’antitourisme” (Ecosociété, 2018), de “L’Usure du monde, critique de la déraison touristique” (L’Echappée, 2014) et, dernièrement, de “La vraie vie est ici. Voyager encore ?” (Ecosociété, 2020) Il fait le point sur la crise terrible qui touche actuellement ce secteur.

Le secteur du tourisme est totalement bousculé par cette crise. Est-ce que vous pensez qu’il va en sortir différent ?

Il est clair qu’une prise de conscience a l’air d’émerger chez quelques décideurs du secteur touristique. Mais ce qui risque d’obliger les voyagistes à changer leurs pratiques, c’est une raison malheureuse : la crise de la demande. La crise économique va probablement créer un appauvrissement de la population qui va avoir un impact sur la capacité des gens à s’offrir des voyages touristiques. Ce qui risque d’obliger le secteur à revoir ses pratiques. Cependant, si les possibilités de refaire du profit existent à nouveau, le secteur touristique saisira les opportunités qui se présenteront à lui. Le secteur se transformera uniquement par l’effet de la crise économique, contraint et forcé, ce qui n’est pas précisément une bonne nouvelle.

Doit-il être repris en main par le politique ?

Il y a toujours eu un fort consensus entre le pouvoir politique et le secteur touristique. Ils ont toujours avancé main dans la main : du côté politique, organiser les territoires et élaborer une offre touristique attractive; du côté du secteur touristique, acheminer les touristes et monter des opérations commerciales pour vendre au plus grand nombre des séjours touristiques. Pour développer le tourisme, il ne faut pas oublier qu’il faut aménager les territoires. Ce sont les politiques publiques qui ont favorisé cette capacité de développement. Je ne pense pas que le pouvoir politique va reprendre la main. Ce qui peut faire réfléchir les décideurs, ce sont les mouvements de contestation qui ici et là se manifestent à l’encontre de projets d’aménagements touristiques. Sur ce plan il existe des minorités actives. Plus généralement on constate une certaine désaffection de l’opinion publique pour le tourisme. Le problème c’est que cette critique du tourisme paraît toujours ambiguë : le touriste, par principe, c’est toujours l’autre. Celui qui critique les excès du tourisme estime toujours que lui, lorsqu’il part, fait du bon tourisme.

Le monde politique devrait-il, par exemple, venir en aide au secteur aérien à certaines conditions ?

Cela pourrait être un moyen de pression pour contraindre ce secteur  et privilégier d’autres modes de transport, moins nuisibles à l’environnement. Mais je doute que ce soit suffisant. A l’échelle d’un pays, ce sont potentiellement de bonnes mesures, mais il faudrait prendre des décisions équivalentes au niveau extra-national. Je ne suis pas convaincu que nos dirigeants politiques en aient la volonté.

Le tourisme plus local, tel qu’il se développe durant cet été à cause de la crise du Covid-19, représente-t-il l’avenir  ?  

C’est ce qui est en train de se produire, mais ce n’est pas une révolution. La plupart des touristes font du tourisme domestique et restent dans leur pays. La majeure partie des touristes ne passent pas les frontières. Ce chiffre sera plus important suite à la crise. Mais il s’agit plus d’un problème que d’une solution : si l’effet de masse, qui se répartissait jusqu’ici à l’échelle internationale, se répartit désormais à l’échelle nationale, cela pourrait causer de nombreux dégâts sur les sociétés d’accueil et la nature. Cela ne préserve donc en rien des excès du tourisme. En revanche, le secteur aérien est fortement impacté. En conséquence les compagnies aériennes font la promotion de leurs vols intérieurs en concurrençant  le train, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’environnement. La crise qui frappe le tourisme est terrible, en termes de faillites et de pertes d’emplois. On peut comprendre qu’il y ait donc un réflexe de survie. Mais à plus long terme, on ne pourra pas faire l’économie d’une réflexion sérieuse sur l’avenir du tourisme.

Le tourisme est-il de plus en plus  inégalitaire ?

80 % des cadres et  50 % des non-cadres partent en vacances. Les cadres partent davantage à l’étranger, tandis que les autres restent plutôt dans leur pays. Le tourisme est très inégalitaire. Ceux qui émettent le plus de gaz à effet de serre, ce ne sont pas les classes populaires, ce sont les classes aisées qui ont les moyens de prendre l’avion pour partir un week-end à l’étranger, par exemple. Ce ne sont pas les classes populaires qui polluent le plus. Ce ne sont donc pas elles qui doivent assumer l’ensemble des critiques formulées à l’égard du tourisme.




“80 % des cadres et 50 % des non-cadres partent en vacances. Les cadres partent davantage à l’étranger, tandis que les autres restent plutôt dans leur pays.”

Qu’est-ce que le tourisme dit de nous ? De quoi est-il le symptôme ?

Historiquement et sociologiquement, le tourisme tel qu’on le connaît s’est développé avec la société salariale et les congés payés, qui ont permis de donner du temps libre et des moyens pour voyager au travailleur. Le touriste est le frère siamois du travailleur. Avec le temps, le tourisme  est devenu un acte de consommation comme un autre, s’inscrivant dans le continuum économique. Le tourisme est le pur produit du capitalisme, il s’inscrit dans la logique de production et de consommation comme n’importe quelle industrie.




“Le tourisme est le pur produit du capitalisme, il s’inscrit dans la logique de production et de consommation comme n’importe quelle industrie.”

Le tourisme a tué le voyage, selon vous ?

Je considère que l’expérience de pensée liée au fait de se déplacer et de se confronter à l’autre, à une culture différente, mérite d’être sauvée. C’est le cœur même de l’expérience du voyage. Mais la distinction entre le voyage comme vecteur de connaissances et le tourisme comme vecteur de divertissement est aujourd’hui très ténue dans les faits. Le tourisme aurait pu être un outil d’éducation populaire intéressant, en confrontant les gens à d’autres cultures, à ce qui se passe ailleurs. Mais aujourd’hui ce tourisme qu’on appelait “social” a été laminé par un tourisme de consommation et de divertissement. Le tourisme n’a plus pour but de faire de nous des êtres meilleurs. 




“Je considère que l’expérience de pensée liée au fait de se déplacer et de se confronter à l’autre, à une culture différente, mérite d’être sauvée.”

Faudrait-il construire une espèce d’éthique du touriste ?

La culpabilisation de l’individu ne me semble pas la bonne voie. Lorsque vous allumez votre ordinateur, la première image que vous voyez est une image de terre lointaine. L’incitation au tourisme est permanente. Le tourisme est devenu un acte conformiste. C’est un mode de vie qu’il faut remettre en cause et une certaine organisation politique qui construit les rapports sociaux uniquement en fonction de la production et de la consommation. Le tourisme éthique vient répondre à une forme de culpabilité qui se développe chez les gens. Comment dépenser autant d’argent dans des pays où les populations ont à peine de quoi manger ? Le tourisme éthique vient pallier cette angoisse, même s’il n’est jamais qu’un segment commercial de plus au sein du secteur touristique.




“Le tourisme éthique vient répondre à une forme de culpabilité qui se développe chez les gens. Comment dépenser autant d’argent dans des pays où les populations ont à peine de quoi manger ?”

Et l’éco-tourisme ? N’incarne-t-il pas une forme d’alternative au tourisme de consommation que vous décrivez ?

L’exploitation de la nature comme ressource s’accompagne de cette idée de nature comme sanctuaire à contempler. Très peu de gens ont une relation quotidienne avec la nature. Nous avons des modes de vie essentiellement industriels et urbains. La nature est donc devenue un objet exotique, que l’éco-touriste va contempler quelques heures dans l’année. Ce qui ne représente pas un mode d’échange avec l’environnement, mais au mieux une esthétisation. Ce phénomène est le symptôme d’une séparation complète avec l’environnement naturel. La vie urbaine induit des manques mais, paradoxalement, le manque de nature qui conduit des foules en avion ou via les autoroutes dans les espaces naturels spécialement aménagés est problématique, sinon absurde. 

Limiter le tourisme, c’est prendre le risque d’étrangler économiquement certaines régions ou certaines villes. Comment revoir cette dépendance économique au tourisme ?

Il faut éviter d’adopter un raisonnement seulement sectoriel. La question du tourisme implique de repenser entièrement notre mode de vie. Il faut aussi repenser toute la production, notamment en relocalisant, et en se demandant : qu’est-ce qu’un besoin essentiel ? Nous devons raisonner de manière beaucoup plus large. La dépendance au tourisme est très critiquée, y compris par les gens qui en vivent. On ne vit pas nécessairement bien dans une économie entièrement formatée par le tourisme. En réalité, dans ce type de configuration, le tourisme fait seulement vivre une partie de la population. On oublie de dire qu’il génère des emplois précaires et qu’il rend la vie impossible ; par exemple il est parfois très difficile de trouver un logement dans ce contexte, car les propriétaires préfèrent louer plus cher à des touristes. Ce ne sont pas forcément des territoires où il fait bon vivre. D’autre part, ce sont des économies très fragiles. Avant la crise, l’OMT (organisation mondiale du tourisme) estimait que le secteur du tourisme connaissait une croissance annuelle de 5,5%. La crise du coronavirus a mis à l’arrêt tout ce système. Il faudrait en tirer des leçons pour l’avenir. 




“La dépendance au tourisme est très critiquée, y compris par les gens qui en vivent. On ne vit pas nécessairement bien dans une économie entièrement formatée par le tourisme.”

“La vraie vie est ici. Voyager encore ?”, de Rodolphe Christin. (Ed. écosociété) 136 pages. 12 euros.

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