Les 2.600 salariés belges de TUI doivent-ils craindre pour leur job?

Le voyagiste TUI, confronté à une perte élevée sur le deuxième trimestre, veut réduire ses coûts par des suppressions d’emplois ainsi qu’une révision du catalogue de voyages. En Belgique, on s’attend à un impact plus important sur le réseau d’agences.

Le tourisme, comme l’aérien, souffre des effets de la pandémie du coronavirus. Le voyagiste allemand TUI

vient ainsi d’annoncer la suppression de 10% de ses effectifs à travers le monde, soit 8.000 emplois sur les 70.000 que compte le groupe. Une partie s’effectuera par la non attribution de postes vacants, l’autre par des licenciements.  

Crainte pour le retail belge

Quel sera l’impact sur les quelque 2.600 salariés belges? Selon la porte-parole de TUI Belgique, la répartition des suppressions d’emplois par pays et par entité (agence, tour opérateur et compagnie aérienne) n’est pas encore connue. Un groupe de travail doit se pencher sur la question. “Il n’y a donc encore rien de décidé.”

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Le plus grand acteur du voyage, TUI, veut ainsi réduire ses coûts de 30%.

Dans le rang des syndicats, on craint un impact plus important sur le réseau retail (les agences) que sur la compagnie aérienne du groupe. “Pour l’instant, nous n’avons aucune information sur la compagnie aérienne qui est aussi très présente sur tous les aéroports régionaux belges”, explique Bjorn Vanden Eyde, ACV Transcom. Comme tout le secteur aérien, la compagnie souffre aussi et se retrouve dans l’incertitude face à l’avenir. “Personne ne sait quand les activités vont redémarrer et on craint aussi une 2e vague de contamination du virus propagée par le transport aérien.”  Le syndicaliste suit aussi attentivement le dossier Brussels Airlines.

Les syndicats déplorent d’avoir été informés par la presse. “Le DRH de la Belgique a aussi peu d’informations. Nous avons demandé la tenue d’un conseil d’entreprise extraordinaire que nous espérons pour la fin de la semaine ou au plus tard début de la semaine prochaine.”

Pas de revenus, mais des coûts

“Nous restons confrontés en Belgique à des coûts annuels même pendant cette crise, alors que nous enregistrons peu de rentrées”, explique-t-on chez TUI Belgique. Pourtant, l’année avait commencé sur un nombre record de réservations, porté certes par la faillite du groupe Thomas Cook, mais pas seulement. “Cette tendance à la hausse était déjà observée avant la faillite.” 

Le groupe affiche pour le deuxième trimestre une perte nette de 763,6 millions d’euros (-274,7%). Le résultat d’exploitation ressort dans le rouge de 681 millions d’euros (-181,2%).

Il a aussi déjà bénéficié d’un prêt d’urgence garanti par l’État allemand à hauteur de 1,8 milliard d’euros. Mais “les crédits doivent être remboursés dans un laps de temps très court”, indique l’entreprise. C’est pourquoi “le groupe met désormais en oeuvre” un “programme global” avec “d’importantes réductions de coûts”, pour que l’activité de la société “puisse se poursuivre”, même “sur un marché fragilisé”. 

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Réinventer les vacances

Depuis la mi-mars, le secteur des voyages est quasi à l’arrêt complet. Le plus grand acteur du voyage veut ainsi réduire ses coûts de 30% et propose certaines mesures pour aider à la relance du tourisme local avant la fin de l’été.




“Les gens veulent voyager. La saison commence plus tard, mais pourrait durer plus longtemps.”

Le CEO Fritz Joussen souligne le besoin de “réinventer” le catalogue de voyages pour s’adapter à la réalité: révision des saisons de vacances, quête de nouvelles destinations, offre plus locale…

“Les vacances d’été en Europe peuvent désormais à nouveau être progressivement rendues possibles, de manière responsable et avec des règles claires. Les gens veulent voyager. La saison commence plus tard, mais pourrait durer plus longtemps.”

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