Neckermann demande une aide assortie de garanties régionales

Les agences de voyages survivantes de la faillite de Thomas Cook n’ont pas eu le tremplin assez solide pour rebondir avant la crise. Malgré la solidité du groupe Wamos.

Avec la suppression des vols, la fermeture des frontières et le confinement, les agences de voyages souffrent et, comme déjà dit, ne sont quasi plus que des “agences d’annulations”. Neckermann avait déjà souffert avant la crise en raison de la faillite de son groupe, Thomas Cook. Le groupe espagnol Wamos avait repris 62 agences et les résultats étaient au rendez-vous: “Nous avons très bien travaillé en janvier et février, mais pas assez pour survivre lors d’un arrêt total; les loyers courent toujours!”, nous expliquait ce mercredi un de ses responsables.

D’où l’idée d’un prêt bancaire (au montant non dévoilé). Mais face au monde du tourisme et la situation telle qu’elle se dessine, la fourmi n’est pas prêteuse. “Sauf avec 100% de garanties”, dit-on chez Wamos. Neckermann est donc allé frapper à la porte de la SRIW, Finance&Invest.Brussels et PMV et les promesses sont plutôt rassurantes. Si les discussions se concrétisent (ce vendredi en principe), Neckermann pourrait annoncer un plan solide de relance.




“Quelles que soient les conditions de vol, on voit bien que les Belges ont envie de partir.”

Il faut dire que le groupe Wamos est protéiforme et que ses finances sont saines, malgré la situation du tourisme espagnol. Sa filiale Wamos Air, constituée uniquement de long-courriers, n’a cessé de voler durant le confinement en convertissant pas exemple ses Boeing 747 pour le transport de matériel médical. Et il ne va pas lâcher Neckermann sur un marché certainement plus porteur en clientèle que d’autres. Maintenant, tout le monde attend l’ouverture des portes des agences: “Quelles que soient les conditions de vol, on voit bien que les Belges ont envie de partir. Nous serons prêts.”

Coronavirus: Kit de survie

Notre kit de survie du confinement

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Combien coûte l’achat ou la location d’un camping-car?




En tant que virologue, je n’ai rien à reprocher à cette manière de voyager. Que vous soyez dans votre bulle à la maison ou dans votre caravane, cela permet en fait la même sécurité.

Alors pour ceux qui veulent improviser et être proches de  la nature tout en bénéficiant d’un peu de confort ou pour ceux qui veulent voyager cet été sans se soucier de réservations ou de billets d’avion, il y a évidemment une solution: le camping-car et ses nombreux atouts.

Évidemment, cette liberté a un prix. Voici un aperçu de tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans cette aventure.

Location

D’ailleurs, avant de vous lancer dans un tel achat, faites au moins une fois une expérience en louant un camping-car pour un (long) week-end ou une semaine de vacances. Car voyager avec une “maison sur roues” n’a rien à voir avec planter sa tente ou tirer sa caravane.

• En basse saison, la location d’un camping-car pour quatre personnes coûte entre 500 et 600 euros par semaine.
• En moyenne saison (mai, juin ou septembre), la note sera plutôt aux alentours des 800 euros.
• En haute saison, vous devrez débourser entre 1.100 et 1.300 euros par semaine.

©BELGA

Notez qu’au début et à la fin des vacances d’été, les prix ont tendance à baisser.

Achat

Il existe grosso modo quatre catégories de camping-cars. Les plus petits modèles ressemblent à des camionnettes et sont généralement prévus pour deux personnes. “Ces camping-cars très à la mode  sont en fait des fourgons aménagés. Des châssis de Fiat Ducato (80% du marché), de Ford Transit ou de Renault Master, en version allongée (6 mètres), dont le dessus est aménagé par des équipementiers spécialisés (Hymer, Adria, Trigano…)”, explique un adepte.

Le prix de base d’un véhicule neuf de ce type est de 50.000 euros minimum. Pour un modèle avec alcôve — extension en hauteur équipée d’un lit —, comptez un supplément de 3.000 euros, moyennant lequel il sera possible de voyager à quatre.

120.000€

Prix maximum

Les petits camping-cars coûtent environ 50.000 euros. Mais les prix de modèles plus grands peuvent grimper jusqu’à 120.000 euros.

“Ces petits vans offrent plus de liberté que les plus grands véhicules. Il est même possible de renoncer à votre voiture en l’utilisant pour vos déplacements habituels”, explique Guy Schoeters, spécialiste et consultant de l’association flamande des campeurs Pasar.

D’après un autre adepte de la formule, “l’énorme succès de ces petits camping-cars s’explique par le fait qu’ils sont passe-partout et se garent assez aisément en ville (ils débordent à peine des emplacements de parking)”.

Pour les modèles “intégraux” — dont la cabine est entièrement intégrée dans la carrosserie les prix commencent à 65.000 euros.

Et entre les deux en termes de prix et de taille se situent les modèles “semi-intégraux” ou “profilés”. Il s’agit de prix de base. “Tous les véhicules sont complètement équipés pour voyager, selon Vanomobil. La plupart des clients n’ajoutent que quelques accessoires, par exemple un auvent ou un porte-vélos, mais cela peut augmenter le prix de 5.000 à 10.000 euros”.

Le prix des modèles intégraux avec davantage d’options et des finitions de luxe sera à l’avenant. Il n’est pas rare d’en trouver à plus de 120.000 euros.

Mais on en profitera longtemps. Car même en cas d’usage intensif deux grands voyages et quelques week-ends d’escapade par an -, après dix ans, le camping-car n’affichera que 120.000 kilomètres au compteur.

Tenté? Ne tardez pas à vous renseigner, car “depuis la réouverture du showroom, les ventes ont énormément augmentés”, déclare Vanomobil. Ceci dit, il n’est pas trop tard. “Il reste de nombreux modèles disponibles à la vente avec une livraison à très court terme.” 

12.085

immatriculations

En 2019, 12.085 camping-cars et 5.700 caravanes ont été immatriculés (+8,6% par rapport à 2018), selon la Belgian Caravan-Camping and Motorhome Association.

Une information confirmée par AJD Caravanes et Motorhomes: “Nous avons 200 véhicules en exposition que nous pouvons livrer rapidement.” 

D’occasion

Le prix d’un camping-car d’occasion dépendra, comme celui d’une voiture, de l’âge, du nombre de kilomètres et des équipements/accessoires. Les loueurs vendent régulièrement leurs véhicules après quelques années passées dans le circuit de location, et il est possible de faire de bonnes affaires. “S’il est facile de vérifier l’état de l’habitacle, il peut être utile de demander à un garagiste d’examiner les aspects techniques”, explique le spécialiste de l’association Pasar.

©BELGA

Entreposage

Lorsque le véhicule n’est pas utilisé, la majorité des propriétaires le mettent à l’abri dans un endroit fermé. Un garage ou une place dans un entrepôt de stockage spécialisé. Comptez environ 500 euros par an pour un parking (+100 à 200 euros selon la longueur du véhicule). “L’inconvénient, c’est qu’il faut chaque fois prendre rendez-vous pour aller le garer ou le rechercher le camping-car”, souligne Guy Schoeters.

Assurance

L’assurance d’un camping-car est moins chère que celle d’une voiture de prix comparable. Une assurance omnium pour un camping-car de 50.000 euros coûte environ 750 euros par an. Pour un petit camping-car sous omnium, il faut compter une prime annuelle d’environ 1.000 euros. Il peut être intéressant de s’adresser à des assureurs spécialisés.

Taxes

Il n’y a pas de taxe de mise en circulation à payer (TMC). Seule la taxe de circulation annuelle est due. Elle est fixée à 132 euros pour un véhicule dont le poids se situe entre 1.500 et 3.500 kg, à 145 euros jusqu’à 8 tonnes, et à 185 euros jusqu’à 11 tonnes.

Contrôle technique

Enfin un camping-car doit par contre être présenté chaque année au contrôle technique. La première fois, ce contrôle est très complet et le véhicule est notamment pesé. Après, il sera plus limité. Coût: 35 à 60 euros.

S’il est important de faire contrôler le poids du camping-car, c’est parce que la limite pour rouler avec un permis B est fixée à 3.500 kg. Au-delà, il faut disposer d’un permis C.

Un camping-car, qu’il ait été acheté neuf ou d’occasion devra donc être agréé et pesé. Il devra être présenté au contrôle technique avec ses réservoirs de carburant et d’eau remplis à 90%. Après la pesée, on ajoutera encore 75kg (marge pour les passages et les bagages). “Il est important d’assister au contrôle, explique Guy Schoeters. L’habitacle n’est en effet pas contrôlé. Or, certains vendeurs retirent des équipements pour alléger le poids du véhicule…”. L’expérience a montré que de nombreux camping-car étaient trop lourdement chargés pour prendre la route, et donc dangereux.

Entretien

L’entretien peut être fait par votre garagiste habituel. “Je fais contrôler mon véhicule deux fois par an, explique Guy Schoeters. Une fois avant de partir en voyage, et une fois avant mon passage au contrôle technique. Comptez aussi quelques dizaines d’euros par an pour de petites réparations à l’habitacle à faire effectuer par le dealer: pompe, porte d’armoire, etc”.

Péage

Lorsque vous prenez la route, sachez que les frais de péage ou de ferry sont beaucoup plus élevés que pour les voitures classiques, en particulier pour les véhicules de grande taille.

Carburant

La consommation d’un camping-car tourne autour de 8 litres aux 100 km, un van avec alcôve monte rapidement à 10 litres et un intégral peut monter jusqu’à 12 litres. Mais à 120 km/h, il consommera deux à trois litres en plus.

Enfin, le coût des voyages dépendra de l’endroit où vous décidez de passer la nuit (lire encadré ci-dessous).

Où peut-on
s’arrêter pour la nuit?

1. N’importe
, mais à ses risques et périls et sachant qu’en réalité, c’est souvent
interdit par les règlements communaux
.

2. Dans une
propriété privée.
“En France, via le réseau d’accueil des camping-cars
France Passion
, des agriculteurs et vignerons offrent le ‘parking’ gratuit pour
une ou deux nuits. Ils ne proposent aucun service. Il n’est pas obligatoire
d’acheter leurs produits… mais il n’est jamais interdit de (se) faire
plaisir…”, selon l’expérience d’un camping-cariste.

3. Les aires
de stationnement réservées aux camping-cars
ont l’avantage d’être plus ou moins
sécurisées. “Attention l’offre et la qualité varient fortement d’une
région à l’autre. En France, si la Bretagne et la Normandie sont accueillantes,
dans le sud, c’est autre chose… Dans certains coins, ce sont des petites
parcelles fleuries, ailleurs, des terrains vagues à peine entretenus”, a-t-il
ajouté.

Ces sites
fournissent l’eau et une possibilité de vidange, gratuitement ou pour quelques
euros, pour une ou deux nuits. Pas de réservation possible. Paiement en général
assez informel/aléatoire: à la mairie, au préposé qui passe le matin.

4. Le
camping:
emplacement, branchements divers, accès aux infrastructures (piscine,
sanitaires, etc.): “En général, nous payons 15 à 20 euros par nuit pour 2
personnes et un animal domestique”. Les prix varient évidemment selon la saison…

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7 nouveaux labels de maillots de bain qui font rêver de l’été

Ces dernières années, maillots et bikinis sont devenus une niche à part entière dans l’univers de la mode, grâce à une foule de nouvelles marques indépendantes (et souvent écoresponsables). Voilà nos 7 labels préférés.

Devinette: qu’est-ce qu’il faudra au camping “Les flots bleus”, à la Costa del Knokke, pour faire du jet ski à Dubaï et prendre un bain de soleil à Capri? Un joli maillot! Soyons encore plus positifs: suite au confinement et à la fermeture des boutiques, on ne devra pas traîner une valise inutilement chargée. En plus, au soleil, tout ce qu’il faut tient dans un sac: un bikini, une paire de claquettes et une robe.

Des labels de luxe comme Stella McCartney et Fendi proposent désormais des collections balnéaires, suivis par des marques indépendantes qui surfent sur le succès des réseaux sociaux. “Les maillots de bain de Hunza G ont, par exemple, connu un véritable engouement après avoir été repérés sur Hailey Bieber et Kim Kardashian“, pointe Tiffany Hsu, acheteuse et observatrice de tendances de l’e-tailer de luxe MyTheresa.

Depuis, elle est à la recherche de marques inconnues ayant déjà un certain “following” (autrement dit, les tendances en ligne) et a consacré une section distincte pour le swimwear et les articles de vacances. Car, oui, même si les projets de voyage sont incertains, “The Holiday Shop” continue à bien tourner.

La crise sanitaire a déstabilisé le monde, mais dans le secteur du swimwear, on se montre prudemment optimiste. D’abord parce que les maillots de bain se vendent toute l’année, ensuite parce qu’une “ancienne” collection peut encore être vendue la saison suivante et, enfin, parce que, même sans mer ni piscine, ces pièces sont synonymes de plaisirs d’été. Ou, comme le formulait un fabricant de maillots de bain dans le magazine de mode WWD: “Summer is going to happen”.

Oséree

Oséree

Grâce à son look luxueux, ce label swimwear italien créé en 2015 a rapidement été repris par les grands magasins de luxe, comme Browns à Londres et Barneys à New York, et les boutiques en ligne Net-a-Porter, MatchesFashion et LuisaViaRoma. Avec ses maillots de bain échancrés et scintillants, il est clair que pour les fondatrices Jannine Vinci et Isabelle Cavallin, la baignade est une occasion plus festive que sportive.

À retenir: l’éclat glamour d’un maillot de bain en lurex chatoyant. oseree.com

Cala de la Cruz

Cala de la Cruz

 C’est la joie de vivre des maîtres français tels que Gauguin et Matisse ou le style coloré latino qu’on retrouve dans les imprimés accrocheurs de la marque beachwear Cala de la Cruz, fondée en 2018 à Cali, en Colombie. Les maillots de bain et les bikinis de Cala de la Cruz, tous fabriqués par de petits producteurs locaux, arborent de grands motifs et fleurs rétro du plus bel effet.

Hunza G

Hunza G

La marque s’est fait connaître en 1990, grâce à “Pretty Woman”, quand Julia Roberts est apparue dans une robe Hunza G et cuissardes vernies. Le label est redevenu trendy depuis que Georgiana Huddart a décidé de le relancer aux côtés de son fondateur, Peter Meadows. Très vite, les maillots de bain gaufrés (en seersucker, pour être précis) sont devenus incontournables grâce aux apôtres des réseaux sociaux et it-girls telles que Hailey Bieber et Kim Kardashian.

À retenir: Non seulement les tissus gaufrés au look vintage, mais aussi la taille unique sont la marque de fabrique de Hunza G. En outre, la totalité de la production est basée au Royaume-Uni. hunzag.com

Peony

Peony

Les maillots de bain élaborés et aux imprimés colorés du label australien Peony peuvent également faire office de hauts. Cette marque a choisi des tissus recyclés comme l’éconyl, fabriqué par une manufacture italienne à partir de filets de pêche récupérés. Les textures fantaisie de certains maillots sont produites en interne.

Talia Collins

Talia Collins

Avec sa marque, Talia Collins, ex-styliste de Vogue Paris, a décliné son sens du beau dans l’univers de la plage. Celle qui a grandi sur les côtes de Bretagne et du Midi de la France s’attache à la coupe autant qu’au choix des matières. Tous les maillots sont dotés d’une protection solaire SPF 50 et sont fabriqués en éconyl recyclé et en lycra extra life™ (qui reste élastique et dure plus longtemps). “Je crée pour les femmes qui se soucient de leurs vêtements”, commente la créatrice.

À retenir: des maillots de bain asymétriques dans une palette de couleurs chaudes. Le détail: grâce à des initiales brodées au dos, les maillots sont personnalisables. www.taliacollins.co.uk

Orlebar Brown

Ses amis avaient beau avoir le sens de la mode, seules les femmes gardaient un look élégant dès qu’elles se retrouvaient pour une soirée au bord de la piscine. Ce constat a incité le photographe britannique Adam Brown à fonder Orlebar Brown en 2007.

Orlebar Brown

Cette marque entend proposer une élégante mode swimwear pour homme, afin qu’ils n’aient plus à se changer pour passer de la piscine au bar. On a affaire à des shorts dans lesquels on peut aussi nager, plutôt qu’à des maillots baggy zéro allure. Brown est ainsi devenu un des premiers trend-setters pour beach boy. Cette allure n’a pas échappé à Chanel: la marque de luxe française a acheté des parts dans le label britannique.

À retenir: de beaux shorts dans lesquels on peut aussi nager. www.orlebarbrown.com, disponible chez Must Have (Knokke) et Underwear (Bruxelles).

Commas

Commas

En matière de maillot de bain, les hommes sont souvent laissés-pour-compte. Mais, depuis 2016, le label Commas, fondé par l’Australien Richard Jarman, pallie à cette discrimination dont sont victimes les hommes. Tout comme le signe de ponctuation, Commas (=virgules) rectifier le tir avec des maillots coupés dans d’opulents tissus fabriqués au Japon et en Europe. Et s’il leur faut une chemisette assortie à leur short de plage, le label australien en propose une sélection ton sur ton en soie.

À retenir: chaque short de bain a sa chemise coordonnée, pour jouer la nostalgie de la dolce vita sur la Côte d’Azur ou sur la côte Amalfitaine

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France: Macron annonce un plan de soutien à l’automobile de plus de 8 milliards d’euros

► Le bilan sanitaire belge établi lundi: 250 nouveaux cas ont été rapportés, 27 personnes ont été hospitalisées et 32 nouveaux décès sont à déplorer. 

► La ministre de l’Emploi Nathalie Muylle (CD&V) propose de prolonger le chômage temporaire comme conséquence de la crise sanitaire du coronavirus jusque fin août. Le système de chômage temporaire a coûté 1,3 milliard d’euros en mars et avril, alors que les projections estimaient ce coût à 3 milliards d’euros.

► Brussels Airlines, qui reprendra une partie de ses vols commerciaux à partir du 15 juin prochain, proposera un programme adapté et réduit pour cet été. Les détails des vols prévus.

 Le rétablissement de la distanciation sociale et des mesures mises en place lors de la période de confinement que nous avons connue en Belgique seraient les seuls moyens de rompre les chaînes de transmission du Sars-Cov-2 en cas de nouvelle vague, si le dépistage et le traçage ne suffisent pas, a affirmé Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19. Il n’est cependant pas certain que ces mesures soient appliquées de la même manière, au vu des connaissances et techniques dont nous disposons actuellement.

► Ryanair souhaite se séparer de 30 membres du personnel de cabine en Belgique dans le cadre des 3.000 suppressions d’emplois annoncées au début du mois. Le salaire des autres travailleurs belges de la compagnie irlandaise seront rabotés de 10%, ce à quoi les syndicats répondent: “Ce n’est pas comme ça que ça marche en Belgique”. Plus d’infos: Ryanair veut dégraisser en Belgique, mais… sans procédure Renault?

► L’Espagne lèvera à partir du 1er juillet les mesures de quarantaine imposées aux voyageurs en provenance d’autres pays pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus, indique le gouvernement, soucieux de relancer le secteur du tourisme.

► Les terrasses pourront rouvrir dès mercredi au Luxembourg, les cafés, restaurants et cinémas, dès vendredi, a indiqué lundi le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel lors d’une conférence de presse. Ces ouvertures sont bien sûr conditionnées au respect des gestes barrières (port du masque et distance sociale).

► L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu “temporairement” les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

► Les ministres de l’Enseignement des trois Communautés examinent avec les experts fédéraux en charge du déconfinement (GEES) la possibilité d’assouplir les règles de distanciation sanitaire à l’école, a indiqué lundi le ministre flamand Ben Weyts.

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Des voyages “back to basics” pour entrepreneurs

Il y a un peu moins d’un an, l’entrepreneur Peter Paelinck et le photographe Zeger Garré faisaient un road-trip en Écosse qui a changé leur vision de la vie. Le concept Cambussa était né. L’idée: sortir des entrepreneurs de leur zone de confort pour un voyage “back to basics”.

Dis Peter, qu’est-ce que tu vois?

Des montagnes, des arbres et un bateau.

Ok, un nuage. Et quoi d’autre encore?

Rien. Bon, tu l’as prise, cette photo? On continue?

Viens donc à ma place, Peter. Et regarde bien: ce bateau, cet arbre, cette ombre et ce nuage forment une ligne parfaite. Tu la vois? C’est ça que je veux sur la photo.

Mince, c’est seulement maintenant que je la vois! C’est donc ça, une photo parfaite?

Nous sommes le 28 août 2019. Le photographe de mode Zeger Garré (54 ans) et l’entrepreneur Peter Paelinck (50 ans), CEO de l’agence d’enseignes lumineuses Publisign, sont sur l’île de Skye où ils contemplent un paysage montagneux. Ça fera une belle photo, là n’est pas la question. Seulement, c’est la énième fois depuis le début du voyage qu’ils garent la Land Rover Defender LXV et que Garré passe un quart d’heure à composer la photo parfaite. Un exercice de patience pour Paelinck qui, durant les cinq jours de voyage, n’a cessé de se demander ce qu’il pouvait bien photographier.

Peter Paelinck et Zeger Garré ont fait un road trip en 4×4 en Écosse sans itinéraire et en campant dans la nature.
©Zeger Garré

“Notre idée était de descendre l’Écosse par la côte nord, et de faire du camping sauvage ‘back to basics’. Mais avec un photographe qui veut tout capter, on n’avance pas!”, témoigne Paelinck. “Au début, j’étais impatient, mais, finalement, ce rythme lent était la meilleure chose qui pouvait nous arriver.” 

Ces derniers mois, Zeger Garré a plutôt fait l’actualité pour avoir été contaminé par le coronavirus.
©Zeger Garré

Zeger Garré est connu depuis les années 90 pour ses portraits de mode et ses images cinématographiques en noir et blanc, qu’il vient de réunir dans un livre, “Emotions”. Ces derniers mois, il a plutôt fait l’actualité pour avoir été contaminé par le coronavirus. Son témoignage depuis l’unité de soins intensifs de l’hôpital universitaire de Gand en a fait le patient le plus connu de Belgique. “Mon voyage en Écosse avec Peter date d’avant la pandémie, mais il a changé ma vie autant que ma guérison.”

Peter Paelinck est un homme d’action qui déclare: “Je fonce sur ma cible comme une fusée. En tant qu’entrepreneur, ma concentration extrême est ma force. Ma devise? Seules les vaches attendent dans la prairie. Autrement dit, le slow travelling avec Zeger était pour moi un défi!”, explique-t-il. “Tout comme chercher un emplacement dans l’obscurité et planter sa tente sous la pluie quand on a faim et qu’on pue. Se débrouiller pendant une semaine pour assurer ses besoins élémentaires; je vous assure qu’on se sent renaître! On a plus d’énergie, de dynamisme, de créativité. Et plus de respect pour la nature.” 

Peter Paelinck est un entrepreneur né qui pense en termes d’objectifs.
©Zeger Garré

Passage à vide

Peter Paelinck dirige actuellement 15 sociétés et PME, principalement dans le secteur publicitaire. “Je pense en termes d’objectifs, de chiffres d’affaires, de bilans, d’efficacité et de planification à long terme: tout le contraire de Zeger! Pourtant, ce voyage avec lui est arrivé pile au bon moment”, explique-t-il.




“Ce voyage m’a donné plus d’énergie, de dynamisme, de créativité. Et plus de respect pour la nature.”

Peter Paelinck

Entrepreneur

“En 2010, j’ai repris une petite PME à Lessines, en Wallonie, Publisign. Elle employait alors vingt personnes: il y en a une centaine aujourd’hui. Depuis 2017, nous sommes leader du marché en Belgique, ce qui était mon objectif de départ. Pendant tout ce temps, je savais à combien précisément s’élevaient mon chiffre d’affaires et mes coûts, et quelles étaient mes perspectives. Une fois mon objectif atteint, toute cette motivation a disparu, comme mon envie d’entreprendre.”

“J’avais forcé la machine et épuisé mes équipes. Et, pendant deux ans, j’ai eu un passage à vide. C’est alors que j’ai rencontré Zeger. Le fait de lui parler et de travailler avec lui sur un nouveau projet m’a énormément aidé. J’ai réalisé que les affaires ne sont pas un marathon qu’on court et qu’on gagne seul.” 

Peter Paelinck en Zeger Garré: les voyages forment la jeunesse.

Ce qui est fou, c’est que les deux hommes ne connaissaient pas vraiment quand ils ont entrepris en voyage. Ils s’étaient rencontrés en 2017, lors d’un séminaire à Bruxelles, et avaient gardé de vagues contacts. “Un jour, j’ai appelé Peter pour lui demander un conseil au sujet de mon projet de livre de photos. “

“J’ai eu de la chance: Peter m’a répondu et il était chez lui, ce qui est rare parce qu’il voyage beaucoup. Nous avons parlé tout l’après-midi et toute la soirée de notre business, de notre approche et de nos doutes. Et de mon idée de livre. Au cours de ma carrière, j’ai souvent travaillé sur commande, mais cette fois, je voulais plus de liberté. Je voulais faire mon truc.”

“Zeger voulait faire un livre de photos consacré à ses passions: l’aventure, les portraits, les paysages et les voyages ‘back to basics’”, ajoute Paelinck. “Au départ, son idée était de faire un road trip en 4×4 en Écosse sans itinéraire et en campant dans la nature. Mais, chaque fois que je l’interrogeais sur son projet, ses plans n’avaient pas avancé d’un pouce.  J’ai donc décidé de l’aider à réaliser son rêve. J’ai commencé par intervenir sur le plan logistique, et, de fil en aiguille, je lui ai demandé si je pouvais l’accompagner.”

Peter Paelinck: “Un artiste et un entrepreneur ont un tout autre mode de pensée.”
©Zeger Garré

Back to basics

Au cours de l’été 2019, l’entrepreneur super organisé et le photographe de mode aventureux prennent la route, direction la région la plus rude du nord de l’Écosse, sans le moindre luxe: pas de connexion internet, pas de GPS, pas d’itinéraire, pas de réservations d’hôtel.




“Ne pas pouvoir me laver pendant cinq jours: quelle révélation!”

“Il y a des jours où je me suis demandé: mais qu’est-ce que je fous ici sous cette mini-tente, dans des vêtements trempés? En même temps, je voulais vivre cette expérience. Un artiste et un entrepreneur ont un tout autre mode de pensée. C’est pourquoi ce voyage était si intéressant: il nous a permis de nous réinitialiser.”

Le timing était parfait: Paelinck et Garré étaient tous deux en quête d’un nouvel objectif professionnel. Mais, avec des caractères aussi opposés, le voyage aurait pu très mal se passer. “Pour moi, être sur la route avec un homme d’affaires aussi chevronné que lui était très confrontant. Je suis trop artiste et trop peu entrepreneur. Sans son dynamisme, ce projet de voyage et de photo serait resté lettre morte, alors que j’ai l’aventure dans le sang. Chaque soir, quand je me glisse dans mes draps, je me dis: ah, si j’étais sous la tente!”

Portrait de Peter Paelinck tiré par Zeger Garré, connu depuis les années 90 pour ses portraits de mode et ses images cinématographiques en noir et blanc.
©Zeger Garré

Paelinck ne peut pas tenir le même discours, car il n’avait jamais fait de camping sauvage avant cette expédition. “Ce genre de voyage est à mille lieues de ma zone de confort. J’ai dû enlever mon costume d’entrepreneur et m’ouvrir à la créativité de Zeger. Et vice versa”, avoue Paelinck.

“La différence, c’est que Zeger voit des cadrages partout, alors que moi, je vois des opportunités commerciales. Chacun voit ce que l’autre ne voit pas. Et nous avons tous les deux un angle mort. En voyageant, Zeger m’a obligé à prendre le temps, à apprendre à profiter de la vie et, surtout, à mieux regarder. Auparavant, je filais droit devant, sans me retourner. Je pensais que j’étais sur la bonne voie, parce que les chiffres étaient bons.”

“Sauf que je passais à côté de la beauté, juste parce que je ne regardais pas autour de moi: j’étais trop centré sur mes objectifs! Maintenant, j’ose m’arrêter, une chose difficile pour un entrepreneur aussi motivé que moi. Je dois dire que le fait de ne pas pouvoir me laver pendant cinq jours a été une révélation: après, on profite tellement mieux de quelque chose d’aussi simple qu’une douche chaude. Il n’y avait pas de confort. Nous n’avions qu’un petit réchaud à gaz, une tente pour deux, des matelas tout fins, mais, ouf!, une bonne cafetière French Press -je n’avais vraiment pas envie de boire du jus de chaussette.”

L’entrepreneur né Peter Paelinck et le photographe de mode Zeger Garré ne se connaissaient pas très bien avant le voyage.

Aventure en Écosse

Pourtant, le jour où ils se sont réveillés à la pointe la plus septentrionale de l’île de Skye, ils n’ont même pas eu le temps de prendre un café. “Je sentais quelque chose sur mon visage: c’était la toile de la tente: le vent était violent, et la tente allait s’envoler!”, se souvient Paelinck. Sans même prendre de petit déjeuner, ils ont replié la tente et, hop!, ils ont mis les voiles. Pourtant, ils l’auraient bien mérité, ce café.

En effet, la veille, ils avaient eu de la boue jusqu’aux genoux pour désembourber leur Defender. “Je voulais absolument garer la voiture un peu plus haut sur une pente, pour avoir une meilleure vue. Comme il faisait noir, je me suis embourbé, une erreur de débutant. En plus, je n’avais pas mes câbles de traction avec moi”, regrette Paelinck. Garré a alors pris les choses en main: il s’est mis à essayer de dégager les roues de toutes ses forces.

En vain: la pluie avait transformé la terre en boue et les roues ne faisaient que creuser des ornières. “Nous campions au milieu de nulle part. Heureusement, nous avons aperçu quelques jeeps sur un parking à proximité. Et un Allemand a eu la gentillesse d’aller chercher des câbles avec moi”, ajoute Garré.

“Une heure plus tard, après avoir tiré de toutes nos forces, nous avons dégagé la jeep. Il faisait nuit noire. Nous avions tous deux imaginé la soirée autrement, car nous voulions écrire notre journal de voyage. Mais lorsque nous nous sommes assis autour du feu de camp et que cet Allemand a sorti sa cornemuse pour jouer pour nous, nous avons tout oublié. Ce fut un des moments magiques du voyage!”

Peter Paelinck: “Bien sûr, je me suis parfois demandé: mais qu’est-ce que je fous ici, sous cette mini-tente, dans des vêtements trempés?”
©Zeger Garré

Accepter ses différences

Manifestement, les dieux de la météo avaient décidé de pimenter le scénario, car ils ont essuyé cinq jours de pluie. Dès leur arrivée à Glasgow, les nuages ont commencé à s’amonceler. “Et lorsque nous avons dû monter la tente le premier soir, il pleuvait des seaux”, se souvient Garré.

“Je suis habitué à voyager de cette façon. Mais, en compagnie de Peter, sous la tente, je me disais que c’était dingue que ce type soit en train de faire ce road trip avec moi. Il peut se permettre tout ce qu’il veut. Il a l’habitude de loger dans les plus beaux hôtels et le voilà qui dort sur un matelas dur, beaucoup trop petit, coincé sous une mini-tente. Le comble, c’est que Peter a très vite lâché prise. Il ne s’est jamais plaint et s’est adapté. Dès que nous avons trouvé un endroit pour planter la tente, il s’est mis à préparer le dîner, pendant je préparais le couchage pour la nuit. Ça fonctionnait à merveille.”

Peter Palinck et Zeger Garré.
©Zeger Garré

Pourtant, le voyage n’avait pas si bien commencé, lorsqu’ils ont quitté le studio de Garré à Gand, par ce beau matin d’août. Dans la voiture, en route pour Zeebruges d’où partit le ferry, l’atmosphère était tendue. Garré avait promis de réparer la jeep, mais il n’avait pas terminé. Et quand Paelinck est arrivé, bien à l’heure, le sac à dos du photographe n’était pas bouclé.

“Il devait encore rassembler ses affaires, y compris son sac de couchage. Et quand nous avons enfin pu partir, il a encore vite voulu prendre une douche. J’étais sur le point d’exploser”, raconte Paelinck. “Et nous étions à peine partis quand, soudain, je me suis rendu compte que j’avais oublié le chargeur de mon smartphone”, ajoute Garré.




“Nous avons tous les deux un angle mort: moi c’est l’imagination, et lui, l’esprit d’entreprise.”

Peter Paelinck

Entrepreneur

Pour Paelinck, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. “Dis donc, ça ne va pas le faire!”, s’est-il exclamé, exaspéré. Ils se sont tous les deux mis à rire et la tension a presque immédiatement fait place à la compréhension. “C’était un moment clé”, sourit Garré. “Nous venions d’accepter nos différences.”

Des différences qui n’ont pas échappé à l’équipage du ferry Zeebruges-Hull. Paelinck a débarqué du Land Rover en costume, chemise blanche et chaussures en cuir, tirant un trolley impeccable. Et Garré en T-shirt, avec ses inséparables claquettes et un sac de sport rempli à la hâte. Sans chargeur.

“Sur le bateau, la première chose que j’ai faite a été de me changer”, précise Paelinck. “Il fallait que j’enlève ma tenue de travail. Je suis revenu en T-shirt et claquettes, et je ne les ai plus quittés. Nous avons escaladé des montagnes, traversé des rivières, marché dans la boue… J’avais apporté des bonnes chaussures, mais je ne les ai portées qu’une fois: pour désembourber la jeep.” 

“On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils”, déclare Garré. “C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre. Et la manière la plus pure de découvrir le monde. Bon, les rares  Écossais qui nous ont vus marcher chaussés comme ça nous ont pris pour des fous.”

Zeger Garré et Peter Paelinck.
©Zeger Garré

Cambussa

Il fallait s’y attendre: en voyageant avec Garré, Paelinck a remarqué que leur expérience avait un volet commercial, qu’il a transformé en opportunité: sortir des entrepreneurs de leur zone de confort pour un voyage “back to basics”, accompagné par eux deux. Il a donc imaginé le slogan “Lift Your Life” et le nom de marque “Cambussa”, l’acronyme anglais de créativité, ambition, motivation, business, subconscient et activité.

Zeger Garré: “On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils. C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre.”
©Zeger Garré

Ce type de voyages est destiné aux entrepreneurs qui se trouvent à un tournant de leur carrière ou de leur vie. Autrement dit, à des personnes désirant s’engager sur une autre voie, quitter leur canapé à 10.000 euros pour cuisiner sur un feu de camp au cours d’un voyage “Cambussa style”.

“Il faut être ouvert à un retour aux sources -ni luxe, ni téléphone, ni portefeuille, mais un abri, de la nourriture et de la chaleur. Tout le monde sait que c’est  la panique quand le chauffage, l’eau courante ou le réseau sont en panne pendant un jour. Nous l’avons remarqué lors de la crise du coronavirus: au début, c’était le chaos, mais, au bout d’un certain temps, on devient plus créatif, car il faut trouver des solutions pour remplacer le luxe perdu, qui était alors si évident. Lors de nos voyages Cambussa, tout ce confort est balayé, mais, en faisant quelque chose d’inhabituel, on finit par voir la vie et les affaires différemment”, affirme Garré.

Peter Paelinck: “Se débrouiller pendant une semaine pour assurer ses besoins élémentaires: je vous assure qu’on se sent renaître!”
©Zeger Garré

Pas de gourou

Non, Cambussa n’est pas un camp scout upgradé. “Ni un voyage pour les durs à cuire, désireux d’acquérir de l’expérience”, ajoute Paelinck. “Après l’été, lorsque la crise du coronavirus sera un peu passée, du moins nous l’espérons, nous commencerons à planifier les voyages avec ceux qui, dès à présent, se portent candidats. Zeger et moi voulons même créer une véritable communauté de marque autour de ce projet. Nous travaillons ensemble sur un livre de photos et de textes consacré à Cambussa. Il y aura aussi des collabs avec des labels de mode et outdoor.

Peter Paelinck: “De temps en temps, il faut se réveiller, et un voyage comme celui-ci le permet.”
©Zeger Garré

Si cela vous tente, vous pouvez poser votre candidature sur le site web. Mais ce n’est pas parce que vous vous inscrivez que vous pourrez d’office participer au voyage. “Nous effectuerons une sélection parmi les candidats. Nous voyagerons en groupe, mais formerons toujours des binômes pouvant offrir une valeur ajoutée. Même si ce voyage ne comporte aucun élément de compétition, les binômes partiront avec des missions élémentaires.”

“Et, le soir, nous discuterons de nos aventures autour du feu de camp. Zeger et moi y participerons également, mais nous ne jouerons ni au coach de vie ni au gourou thérapeutique parce que nous avons tous deux ça en horreur. Nous voulons simplement partager notre expérience avec le groupe, car nous avons nous-mêmes tiré des leçons d’un tel voyage.”

Bref, l’objectif n’est pas qu’après un voyage Cambussa, les participants vivent dans une cabane dans les bois ou troquent leur coûteux canapé pour un rocher. “Le but de ce voyage est d’apporter de la réflexion, de la motivation et de la créativité pour sa vie (professionnelle)”, précise Paelinck.




“On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils. C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre.”

“Aujourd’hui, je vois le monde des affaires de manière radicalement différente. Je tiens toujours à ce que les choses soient en ordre, ça n’a pas changé, mais cela me semble plus ancré, plus réfléchi et plus complet. J’écoute davantage, alors qu’avant, c’était surtout moi qui parlais. Je donne du temps à chacun et je cherche à mieux comprendre son histoire.”

“J’apprécie davantage la contribution et l’engagement des personnes qui m’entourent, ce qui me permet de continuer à filer comme une fusée, mais sans le stress du passé. Lorsque les problèmes quotidiens des affaires s’accumulent, on perd de vue l’objectif et l’image se brouille. Un voyage rudimentaire vous ramène au cœur de votre travail, pour que vous retrouviez votre ouverture d’esprit et une vue d’ensemble de la situation. Le voyage a encore affiné la vision de mon objectif.”

Peter Paelinck et Zeger Garré.
©Zeger Garré

“Vous savez, il y a beaucoup d’entrepreneurs comme moi, qui poussent le moteur à fond. J’ai souvent acheté et vendu des entreprises dans ma vie. À la longue, ça devient une routine et on finit par avoir des œillères. Et on se retrouve dans sa zone de confort. De temps en temps, il faut se réveiller, et un voyage comme celui-ci le permet. On s’arrête et on réfléchit à ce qui se passe autour de soi. Ça permet de rester vigilant. Et on a de nouveau les pieds sur terre.” De préférence, avec de la boue entre les orteils. 

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Quiz: How well do you know France’s National Parks?

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Apple et Google s’associent pour tracer les contacts de Covid-19

« A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. » Apple et Google ont décidé de s’associer pour mettre en place une solution commune de traçage des contacts, intitulée « notifications d’exposition », dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Les deux géants des technologies ont développé une infrastructure permettant à leurs téléphones Android et iPhone de pouvoir communiquer entre eux – ils représentent ensemble 99,9 % des smartphones en France selon le panel Kantar.

« Backtracking » des contaminés, géolocalisation… vers un Big Brother en France contre le Covid-19 ?

Cette infrastructure (on parle d’« API ») est accessible à partir de ce mercredi 20 mai à l’ensemble des autorités de santé dans le monde (22 pays en ont déjà fait la demande, mais pas la France) afin de développer leurs propres applications locales, qui alerteront les citoyens s’ils ont croisé quelqu’un d’infecté. Concrètement, les applis utiliseront la technologie Bluetooth pour capter tous les portables croisés à une distance réduite (par exemple moins de 2 mètres) et pendant un laps de temps prolongé (15 minutes par exemple). Ainsi, si l’un d’eux se révèle positif au Covid-19, l’appli émettra une alerte, où sera indiquée la marche à suivre (dépistage, quarantaine, etc.).

Google et Apple entendent rassurer sur le respect de la vie privée : la géolocalisation GPS des utilisateurs n’est jamais captée, les identifiants Bluetooth sont attribués de manière complètement aléatoire et cryptée, et tout reste stocké dans le téléphone pour que ni les constructeurs, ni les autorités de santé n’aient accès à ces informations privées (qui a croisé qui). C’est également à l’utilisateur de choisir d’activer (ou non) l’option de traçage des contacts, et il peut à tout moment le désactiver. Enfin, lui seul pourra se déclarer positif au Covid-19. Au passage, Apple et Google insistent sur le fait que l’API ne pourra être utilisée que par les autorités de santé, uniquement dans la lutte contre la propagation du Covid-19, et que, dès la pandémie terminée dans une zone, elle sera désactivée.

Encore des limites

L’application anglaise de « contact tracing » testée sur l’île de Wight

L’application anglaise de « contact tracing » testée sur l’île de Wight

L’ensemble de ce fonctionnement rappelle l’application Trace Togheter de Singapour. Mise en place au début de l’épidémie de coronavirus, elle a été vue comme un bon outil du pays dans sa lutte exemplaire contre la propagation. Dans « L’Obs », la présidente de la Cnil la citait d’ailleurs comme un « exemple intéressant ». Toutefois, il convient de noter que l’utilisation de Trace Togheter n’a pas permis à Singapour d’éviter le confinement de sa population.

La présidente de la Cnil : « Il y a des solutions pour détecter l’exposition au Covid-19 sans collecter la géolocalisation »

Le rapprochement des deux grands rivaux Apple et Google s’explique d’abord par les limitations techniques du Bluetooth. En effet, la technologie ne pouvait pas être utilisée en permanence et les appareils Android et iOS étaient incompatibles. Les responsables des deux fabricants disent en cœur s’être mobilisés pour « faire leur part » dans la lutte contre la pandémie, avec leurs outils, dans le but premier d’aider les autorités de santé. En effet, ils insistent pour que ces « notifications d’exposition » s’intègrent dans une politique de santé plus large, avec notamment de larges tests de dépistage de la population, des quarantaines des personnes infectées, et un traçage manuel des contacts.

La réponse technologique apporte alors une brique supplémentaire, en particulier pour pallier les difficultés de se souvenir de toutes les personnes croisées depuis quinze jours, et pour gagner du temps. L’option présente toutefois des limites. D’abord elle n’aura une utilité que si un maximum de personnes l’utilise – une étude publiée dans la revue « Science » évoque un nécessaire minimum de 60 % de la population, or seuls 17,7 % des Singapouriens ont téléchargé Trace Togheter. De plus, la technologie Bluetooth se révèle « bien trop imprécise », a critiqué le hackeur Baptiste Robert dans « L’Obs », puisque la distance entre deux personnes est calculée d’après l’intensité du signal, plus faible sur les vieux appareils. Enfin, l’ensemble consommera de la batterie, ce qui pourrait ralentir son adoption (Apple et Google assurent que cet impact sera « minimum », sans plus de détail).

La France, seule à rejeter Apple et Google

A savoir quand les applications pourront être téléchargées, tout dépend du pays et de l’autorité de santé responsable. Quelques-uns sont déjà en phase de tests depuis une semaine et demie. Mais, a priori, pas la France.

Le cofondateur de Qwant et un hackeur dénoncent le « n’importe quoi » de l’appli « StopCovid »

En effet, le gouvernement français a fait le choix de se passer des services d’Apple et de Google pour développer sa propre application, intitulée StopCovid et annoncée pour le 2 juin. Son parcours s’est avéré semé d’embûches avec de nombreuses voies rejetant sa logique centralisée (avec des données stockées par l’Etat, posant des problèmes de vie privée, à l’inverse des deux Américains où les éléments demeurent dans chaque téléphone), au point que les parlementaires devront l’approuver lors d’un vote les 27 et 28 mai.

De plus, comme pointé très tôt par le hackeur Baptiste Robert, elle ne pourra pas bénéficier des avantages de l’infrastructure de Google et d’Apple. En d’autres termes : installée sur un iPhone, elle ne détectera que les iPhone ; installée sur un Android, elle ne détectera que les Android ; et il faudra en permanence réactiver son signal Bluetooth.

La France est le seul pays d’Europe à rejeter la solution des deux constructeurs américains – le Royaume-Uni hésite encore. La Commission européenne a même laissé filtrer une préférence pour le système compatible Apple/Google, plus respectueux de la vie privée que la logique française…

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Un travailleur sur trois en chômage temporaire en avril

34% des travailleurs ont été mis au chômage temporaire au mois d’avril. C’est 50% de plus qu’en mars.

En avril, le pourcentage de travailleurs mis au chômage temporaire a augmenté de 50% par rapport à la fin du mois de mars.

Un employé sur trois a été mis au chômage temporaire au moins un jour en avril, ce qui représente une augmentation de 40% par rapport aux deux dernières semaines de mars. Près de six ouvriers sur dix (56%) y ont été confrontés, contre 22% des cadres. Ces chiffres émanent du secrétariat social Acerta, qui s’est appuyé sur un échantillon de 32.000 employeurs.

Si l’on rapporte le chômage temporaire au nombre de jours que les travailleurs devaient théoriquement prester, on obtient un taux de chômage temporaire global de 23%.

23%

.

En avril, près d’un quart du temps de travail n’a pas été presté en raison de la pandémie.

“Cela signifie que près d’un quart du temps de travail n’a pas été presté en raison de la pandémie de coronavirus. Il s’agit certes d’un pourcentage très élevé, mais pas si inattendu”, estime Amandine Boseret, conseillère juridique chez Acerta. “Fort heureusement, la reprise des entreprises et la réouverture des commerces au mois de mai réduiront considérablement ce chiffre”, assure-t-elle.

Complément de salaire

En avril, un cinquième des travailleurs concernés a reçu un petit complément de salaire de l’employeur (hors fonds sociaux), soit deux fois plus comparé à fin mars, lorsque le système de chômage temporaire venait d’être introduit.




“En avril, il était déjà clair pour de nombreux employeurs que la crise serait plus longue et plus dure financièrement que prévu.”

À l’époque, seul un chômeur temporaire sur dix recevait un complément. “Lors des premières semaines de chômage temporaire pour cause de force majeure, personne ne savait réellement combien de temps cette situation allait durer“, rappelle Amandine Boseret.

Tout le monde a été surpris par l’impact rapide du virus. “En avril, il était déjà clair pour de nombreux employeurs que la crise serait plus longue et plus dure financièrement que prévu. Bon nombre d’employeurs ont alors réagi en octroyant à leur personnel un complément à l’allocation de chômage temporaire”, indique la juriste d’Acerta.

Secteur financier impacté

Si tous les secteurs ont été touchés par une hausse du nombre de chômeurs temporaires le mois dernier, ils ne l’ont pas tous été de la même façon. Les ouvriers, et en particulier les ouvriers du secteur des services, sont les plus impactés (73%). Du côté des employés, le secteur financier enregistre la plus forte augmentation du chômage temporaire, même si sa part reste relativement faible comparée à d’autres secteurs.

Enfin, la taille de l’entreprise semble être déterminante : plus l’entreprise est grande, moins elle a recours au chômage temporaire pour ses employés.

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How the Complete France team is coping under coronavirus lockdown

PUBLISHED: 12:20 14 May 2020

Annecy is one of our favourite places in France

Annecy is one of our favourite places in France

Archant

Find out what the team behind CompleteFrance.com are missing about France, their favourite places and the French activities they’ve been doing at home under the coronavirus lockdown


Karen Tait, Group Editor

Favourite place: It’s impossible to pick just one place but one of my favourites is Annecy – the turquoise lake with its mountain backdrop, quaint old town criss-crossed by canals – it provides the perfect year-round combination of outdoor activities and restaurants and bars.

Looking forward to: Jumping in our sportscar or on the motorbikes and heading through the tunnel for a weekend exploring the beautiful scenery of northern France.

St-Valery-sur-Somme is one of Karen Tait's favourite placesSt-Valery-sur-Somme is one of Karen Tait’s favourite places

Keeping my love of France alive by: I’d like to say I’m watching lots of high-brow French films and reading classic French books but the reality is I’m drinking French wine – santé!

Vicky Leigh, Editor, Living France

Favourite place: It has to be Paris – it was the first place I visited as a child and the magic of that experience has never left me. The novelty of walking through Montmartre with a crêpe in my hand still hasn’t worn off.

Paris gets Vicky Leigh's voteParis gets Vicky Leigh’s vote

Looking forward to: I spent my university year abroad in the Vosges and have been saying I’ll go back ever since but somehow I still haven’t managed to return. I’m looking forward to seeing what’s changed in the past 20 years but also to reconnecting with the friends I made when I lived there.

Keeping my love of France alive by: Discovering a new world of French podcasts. If I close my eyes I can almost convince myself I’m sitting in a café in France listening to the conversations going on around me!

Helen Parkinson, Staff Writer, France Magazine

Helen Parkinson is a mountain girl at heartHelen Parkinson is a mountain girl at heart

Favourite place: I’m a mountain girl so it always used to be the Alps – until I visited the Pyrénées for the first time last year and I was converted! It’s got everything I love about France – great scenery, food and people – but without the hefty prices and the (slightly unruly) Alpine tourists.

Looking forward to: I’ve always dreamed of doing a horse-riding holiday in France, it’s just a question of where. All these weekends at home have given me lots of time to do some research – at the moment it’s a toss-up between a trek through the vineyards of Bordeaux or a beach ride near Mont-St-Michel.

Keeping my love of France alive by: Eating copious amounts of croissants, naturally! I’m also devouring all the French film offerings on Netflix and Amazon, and enjoying some virtual tours of France to combat my constant itchy feet.

Lucy Parford, Assistant Editor, Living France

Favourite place: Summer always makes me think of the Côte d’Azur, from spending family holidays near St-Raphael to doing Nice on the cheap in my twenties. You can’t beat the spectacular coastline, sandy beaches and fabulous weather.

Looking forward to: I can’t wait to travel back to France with my family for a relaxing seaside break somewhere like Brittany or Vendée. Not being able to get to a beach, anywhere, during lockdown, especially when the weather has been so good, is a shame.

Lucy Parford's favourite place is the Côte d'Azur (©Getty)Lucy Parford’s favourite place is the Côte d’Azur (©Getty)

Keeping my love of France alive by: I’m using my yellow and green pottery plates and salad bowl decorated with olives which I bought in St-Tropez years ago to eat outdoors as much as possible and buying fresh croissants and pain aux raisins whenever I get to the shops, if there are any left!

Hannah Evans, Staff Writer, French Property News

Favourite place: Either Béziers and the surrounding villages, which is the most quintessentially French area I can think of and seems like it’s permanently bathed in sunshine, or the coastal resorts of Var, just because of all the childhood holiday memories.

Hannah Evans is looking forward to exploring new places, like the islands off the Brittany coast (©Getty)Hannah Evans is looking forward to exploring new places, like the islands off the Brittany coast (©Getty)

Looking forward to: Exploring places I’ve never been before – Alsace is high on the list; so are the islands off the coast of Morbihan.

Keeping my love of France alive by: Re-reading books about my favourite French painters and (probably too much) scrolling through French interiors on Instagram

Brigitte Nicolas is looking forward to exploring the Tarn countrysideBrigitte Nicolas is looking forward to exploring the Tarn countryside

Brigitte Nicolas, Staff Writer, Living France

Favourite place: I love the Tarn countryside and its rolling hills dotted with chateaux and vineyards.

Looking forward to: Walking down a French street hearing locals chat in the beautiful language and peering in the windows of the patisseries I pass. There are many places on my list that I want to visit including the Basque Coast, the colourful villages of Alsace and another trip to Paris.

Keeping my love of France alive by: I’m drinking coffee, eating croissants and enjoying exploring all the virtual ways you can visit France such as through Google Arts and Culture.

Janet Brice, Assistant Editor, France Magazine

Favourite place: A Parisian pavement café where I can enjoy the simple pleasure of an espresso shot and freshly baked croissant while watching the world go by. Stopping for coffee is always my springboard into the city and marks the beginning of all my adventures in the City of Light. Nothing beats Paris in spring, summer, autumn or winter…

Janet has been inspired by France Magazine's May cover to visit Collioure (©Getty)Janet has been inspired by France Magazine’s May cover to visit Collioure (©Getty)

Looking forward to: Visiting the beautiful coastal town of Collioure, featured in our May edition. I would love to embark on an artists’ retreat to this Mediterranean gem which inspired such great artists as Henri Matisse and Pablo Picasso with its light and spectacular landscapes. I have been meaning to visit the Bayeux Tapestry too but for some reason it has always eluded me so this will be high on my list. Once in Normandy I would like to combine the visit with a horse trekking holiday. What better way to end the day than a gallop through the waves on the beach in the shadow of Le Mont-Saint Michel?

Keeping my love of France alive by: I have been playing boules with my sons in the garden. We all love hearing the thud of the heavy ball as it hits the grass and rolls towards the jack – but I must admit we all get a little bit too competitive! Boules works well on our lawn but obviously we can’t wait to play it again on our favourite gravel court in Fréjus where we have spent many happy family holidays. The boules set was a gift from my parents whose love of France took them to the Riviera each year on their Triumph motorbike in their younger years.

Emma Kestin, Advertising Manager

Emma Kestin's been learning to make croissants at home (©Getty)Emma Kestin’s been learning to make croissants at home (©Getty)

Favourite place: Savoie, where I lived for a couple of year after uni – the French Alps – beautiful in winter and in summer!

Looking forward to: We have a long weekend in Brittany pencilled in for August, so keeping our fingers crossed we can still go!

Keeping my love of France alive by: Keeping in touch with our French friends via zoom, and with all this extra time I am learning to make croissants from scratch!

Stephen Eggerton loves places known for their wine, like Beaune in Burgundy (©Getty)Stephen Eggerton loves places known for their wine, like Beaune in Burgundy (©Getty)

Stephen Eggerton, Advertising Account Manager

Favourite place: Beaune or Saumur; both have food and wine credentials, both steeped in history, both have stunning architecture.

Looking forward to: Nothing life changing, just the opposite. Sitting at a pavement cafe with a glass of pastis in the sunshine and enjoy watching day-to-day life unfold again.

Keeping my love of France alive by: Listening to France Inter radio and watching TV5.

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Les 2.600 salariés belges de TUI doivent-ils craindre pour leur job?

Le voyagiste TUI, confronté à une perte élevée sur le deuxième trimestre, veut réduire ses coûts par des suppressions d’emplois ainsi qu’une révision du catalogue de voyages. En Belgique, on s’attend à un impact plus important sur le réseau d’agences.

Le tourisme, comme l’aérien, souffre des effets de la pandémie du coronavirus. Le voyagiste allemand TUI

vient ainsi d’annoncer la suppression de 10% de ses effectifs à travers le monde, soit 8.000 emplois sur les 70.000 que compte le groupe. Une partie s’effectuera par la non attribution de postes vacants, l’autre par des licenciements.  

Crainte pour le retail belge

Quel sera l’impact sur les quelque 2.600 salariés belges? Selon la porte-parole de TUI Belgique, la répartition des suppressions d’emplois par pays et par entité (agence, tour opérateur et compagnie aérienne) n’est pas encore connue. Un groupe de travail doit se pencher sur la question. “Il n’y a donc encore rien de décidé.”

30

%

Le plus grand acteur du voyage, TUI, veut ainsi réduire ses coûts de 30%.

Dans le rang des syndicats, on craint un impact plus important sur le réseau retail (les agences) que sur la compagnie aérienne du groupe. “Pour l’instant, nous n’avons aucune information sur la compagnie aérienne qui est aussi très présente sur tous les aéroports régionaux belges”, explique Bjorn Vanden Eyde, ACV Transcom. Comme tout le secteur aérien, la compagnie souffre aussi et se retrouve dans l’incertitude face à l’avenir. “Personne ne sait quand les activités vont redémarrer et on craint aussi une 2e vague de contamination du virus propagée par le transport aérien.”  Le syndicaliste suit aussi attentivement le dossier Brussels Airlines.

Les syndicats déplorent d’avoir été informés par la presse. “Le DRH de la Belgique a aussi peu d’informations. Nous avons demandé la tenue d’un conseil d’entreprise extraordinaire que nous espérons pour la fin de la semaine ou au plus tard début de la semaine prochaine.”

Pas de revenus, mais des coûts

“Nous restons confrontés en Belgique à des coûts annuels même pendant cette crise, alors que nous enregistrons peu de rentrées”, explique-t-on chez TUI Belgique. Pourtant, l’année avait commencé sur un nombre record de réservations, porté certes par la faillite du groupe Thomas Cook, mais pas seulement. “Cette tendance à la hausse était déjà observée avant la faillite.” 

Le groupe affiche pour le deuxième trimestre une perte nette de 763,6 millions d’euros (-274,7%). Le résultat d’exploitation ressort dans le rouge de 681 millions d’euros (-181,2%).

Il a aussi déjà bénéficié d’un prêt d’urgence garanti par l’État allemand à hauteur de 1,8 milliard d’euros. Mais “les crédits doivent être remboursés dans un laps de temps très court”, indique l’entreprise. C’est pourquoi “le groupe met désormais en oeuvre” un “programme global” avec “d’importantes réductions de coûts”, pour que l’activité de la société “puisse se poursuivre”, même “sur un marché fragilisé”. 

Coronavirus: Kit de survie

Notre kit de survie du confinement

Réinventer les vacances

Depuis la mi-mars, le secteur des voyages est quasi à l’arrêt complet. Le plus grand acteur du voyage veut ainsi réduire ses coûts de 30% et propose certaines mesures pour aider à la relance du tourisme local avant la fin de l’été.




“Les gens veulent voyager. La saison commence plus tard, mais pourrait durer plus longtemps.”

Le CEO Fritz Joussen souligne le besoin de “réinventer” le catalogue de voyages pour s’adapter à la réalité: révision des saisons de vacances, quête de nouvelles destinations, offre plus locale…

“Les vacances d’été en Europe peuvent désormais à nouveau être progressivement rendues possibles, de manière responsable et avec des règles claires. Les gens veulent voyager. La saison commence plus tard, mais pourrait durer plus longtemps.”

Tout savoir sur le coronavirus Covid-19

La pandémie de coronavirus Covid-19 frappe de plein fouet la vie quotidienne des Belges et l’économie. Quel est l’impact du virus sur votre santé et sur votre portefeuille? Les dernières informations et les analyses dans notre dossier. 

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