La maison mère de Center Parcs supprime des emplois pour redevenir rentable

Pierre et Vacances, le groupe de loisirs présent en Belgique via les enseignes Center Parcs annonce un plan de restructuration visant à lui assurer un avenir rentable. L’activité belge devrait être épargnée.

Pierre et Vacances

se donne deux ans pour devenir rentable. Déficitaire depuis 2011, le groupe de loisirs qui gère notamment les enseignes Center Parcs présentes en Belgique détaille son nouveau plan stratégique pour un retour à la rentabilité dès 2021.



Ce n’est pas uniquement un plan d’économies, il faut vraiment donner une impulsion au groupe, le remettre sur les rails de manière pérenne.

Yann Caillère

directeur général

Ce plan ne se fera toutefois pas sans casse sociale. Il prévoit en effet des réductions de coûts et des suppressions de poste. Il mise aussi sur la montée en gamme de ses sites et un développement “ciblé”.

“Ce plan devrait générer une trésorerie de 350 millions d’euros d’ici trois ans. Ce n’est pas uniquement un plan d’économies, il faut vraiment donner une impulsion au groupe, le remettre sur les rails de manière pérenne”, souligne Yann Caillère, directeur général du numéro un européen des résidences de loisirs.

Dans les détails, Pierre et Vacances table sur:

>  50 millions d’euros d’économies d’ici 2024.
> 220 postes supprimés au siège sur un effectif total 12.850 salariés. La majorité sera en France et le reste aux Pays-Bas, pays d’origine des Center Parcs. Le groupe précise toutefois que ces pertes d’emplois englobent les 40 postes toujours vacants. “On vient de lancer les négociations avec les représentants syndicaux.” Yann Caillère souligne parallèlement que “dès 2021, on va créer 300 postes sur le Center Parcs du Lot-et-Garonne”.
> un bénéfice opérationnel courant (Ebit) d’au moins 150 millions d’euros. L’an dernier, cet Ebit s’était établi à 30,9 millions d’euros, après avoir quasiment triplé sur un an, tandis que Pierre et Vacances-Center Parcs (PVCP) réduisait sa perte nette annuelle de 46 à 33 millions d’euros.

“Comment on va y arriver? Je change l’organisation complètement en créant une holding, légère, et sept ‘business lines’ autonomes avec chacune un patron et un projet pour les activités Tourisme, soit Center Parcs, Pierre et Vacances, Pierre et Vacances Espagne, maeva.com, Adagio, Senioriales, et enfin la gestion du patrimoine.”

La Belgique devrait être épargnée par ce plan de restructuration. Un porte-parole précise que ni pertes d’emplois ni réorganisation de l’offre ne devraient être observées.

Quid de l’immobilier?

©Io Cooman

Cause de nombreux problèmes ces dernières années, l’activité immobilière du groupe sera “cogérée” par Gérard Brémond, le président du groupe et le CEO.

Yann Caillère veut aussi “optimiser l’existant”. Il va ainsi sortir de l’offre Pierre et Vacances en 2020 une résidence à Cannes et une autre à Deauville – jugées peu rentables – pour les intégrer à son catalogue Maeva.com, afin d’avoir une commercialisation “où on n’a pas de risques financiers”.

Un nouveau nom



Une étude pour “un nouveau nom du groupe” a été lancée. Elle pourrait aboutir “avant fin 2020”.

Le groupe ambitionne aussi un développement “ciblé”, pour mieux se concentrer sur la destination Montagne pour sa marque Pierre et Vacances “et revenir à son ADN”.
Pour les Center Parcs en Europe de Nord, dont l’Allemagne où quatre nouveaux domaines sont prévus à l’horizon 2025, il veut aussi séduire la clientèle Millenials. Un “nouveau produit, hybride résidence-hôtel”, sera lancé sous une nouvelle marque. Le premier établissement devrait voir le jour à Avoriaz en 2022.

Par ailleurs, Pierre et Vacances, fondé en 1967, annonce qu’il a lancé “l’étude” pour “un nouveau nom du groupe”, qui pourrait intervenir “avant fin 2020”.

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