« L’absence de ministre du Numérique demeure un très mauvais signal »

Un remaniement occasionne toujours beaucoup de commentaires. Si les nominations d’Eric Dupond-Moretti à la Justice, de Roselyne Bachelot à la Culture et de Gérald Darmanin à l’Intérieur font beaucoup réagir, il est une absence qui est également très remarquée : celle du Numérique. Alors que de nombreux secrétaires d’Etat ont été promus ministres délégués, ce n’est pas le cas du secrétariat d’Etat au Numérique et, pour l’heure, on ne sait pas s’il va être reconduit ou totalement disparaître. Un détail du remaniement, qui suscite toutefois des indignations de plusieurs professionnels du secteur. A commencer par Nicolas Brien, patron de France Digitale, plus grande association d’entrepreneurs et d’investisseurs français du numérique. Interview.

Fin juin, 54 personnalités du monde du numérique (hackers, députés, dirigeants d’entreprises, experts…) appelaient dans une tribune à la création d’« un ministère du Numérique ». Finalement, le numérique apparaît comme le grand oublié du remaniement : l’Elysée n’a annoncé aucun ministre ou ministre délégué.

C’est plus que surprenant alors qu’on sort du confinement. Durant ces trois mois, le nombre de télétravailleurs a été multiplié par dix – ce qui est l’une des plus importantes mutations du monde du travail de ces dernières années – ; les cyberattaques ont été multipliées par quatre – ce qui en fait l’une des plus importantes menaces sur la souveraineté nationale – ; et l’e-commerce a été multiplié par deux – ce qui en fait probablement l

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Tournée des villas les plus célèbres de Knokke

À Knokke-Heist, cela fait un siècle que l’on aime baptiser les villas. Partons à la découverte des plus célèbres d’entre elles et de leur histoire.

 Cliquez ici et sauvegardez la carte interactive des façades sur votre smartphone pour votre prochaine escapade à Knokke.

Tournée des façades à Knokke

1. Roemah Passir

En indonésien, “Rumah Pasir” signifie “Maison dans le sable”. La villa de la Prins Karellaan a été nommée ainsi par ses commanditaires, la famille Lippens, et non par son architecte, Antoine Dugardyn (1889-1962). Cette maison est l’illustration de l’influence que les cottages anglais ont eue sur Dugardyn.

Villa Roemah Passir, Knokke
©Jelle Vans

Les villas portant des noms venus d’Angleterre, de France, d’Espagne ou du Congo sont relativement courantes à Knokke, mais rares sont les noms inspirés de l’Extrême-Orient. Pourtant, Knokke comptait autrefois une autre “Rumah” célèbre: “Rumah Laut”, la “Maison au bord de la mer”, surnom de la villa royale du Zwin. Cette maison de style champêtre classique fut conçue en 1934 par Jos Viérin. “Cette chose est-elle une ferme ou une villa? Qu’y a-t-il de royal dans cette villa?” écrivait l’architecte moderniste Huib Hoste. “C’est une mauvaise imitation de l’architecture régionale.”

Son collègue, Gaston Eysselinck, allait jusqu’à la qualifier de “grange royale”. Léopold III a “très peu séjourné dans sa ‘grange” et la Compagnie du Zoute a fini par la racheter. La société immobilière l’a transformée en restaurant et en centre d’accueil de la réserve ornithologique. En 2015, lors du réaménagement du Zwin, la villa a été rasée pour faire place au nouveau “centre nature”, conçu par les architectes Coussée & Goris.

Villa Roemah Passir, Knokke
©Jelle Vans

2. Les Arondes

L’architecte anversois Emiel Van Averbeke (1876-1946) est surtout célèbre pour la Boerentoren, une tour Art déco construite en 1931 dans le centre d’Anvers, le premier gratte-ciel d’Europe. En 1928, Van Averbeke, alors architecte en chef d’Anvers, concevait la villa “Les Arondes” (les hirondelles), sur la Prins Karellaan. Le commanditaire était E. Rousseau, mais la villa servit également pendant longtemps de maison de vacances au célèbre vétérinaire pour chevaux de course Hilaire Lanckriet.

Sur le plan stylistique, cette villa n’est pas aussi pure que la Boerentoren. En raison des règles strictes de la Compagnie Het Zoute, le modernisme ne s’est jamais implanté dans le quartier des villas. Au début du siècle, les premiers cottages de Knokke étaient relativement standard: base en brique, façade en crépi, toit pointu et colombages, soit l’archétype du cottage de Knokke tel que nous le connaissons.

Dans les années 1920, les architectes abandonnèrent progressivement cette structure de façade en trois parties. Pour cette villa, Van Averbeke a essayé de contourner le style cottage traditionnel en recourant à des formes plus épurées et plus allégées, inspirées de l’architecture paquebot. L’auvent et le bow-window avec balustrade tubulaire sont typiques de ce style, et le toit en tuiles est un compromis au look knokkois. Mais quoi de mieux qu’un toit en bâtière pour la villa d’un vétérinaire pour chevaux?

Villa Les Arondes, Knokke
©Jelle Vans

3. Villa Nautilus-Arcadië et villa Les Dauphins-Les Nymphes

C’est à peine croyable: en 1927, alors qu’il travaillait sur un projet moderniste -le casino de Knokke-, Léon Stynen (1899-1990) conçoit également sur la Poolspad deux villas jumelées ultra classiques pour la famille Soetewey. Comme c’est une des plus anciennes implantations du Zoute, l’architecte anversois était nettement plus limité par les règles de construction conservatrices que dans la zone d’habitation plus récente autour de la plage Albert, où le modernisme pouvait s’exprimer librement.

Villa Nautilus-Arcadië et villa Les Dauphins-Les Nymphes, Knokke
©Jelle Vans

Les deux maisons jumelées, magnifiquement situées sur une haute dune, présentent cependant des éléments timidement Art déco ainsi qu’un intéressant travail de maçonnerie. Dotées de colombages traditionnels, juste sous le toit pointu, elles s’intègrent parfaitement dans le style prescrit par la station. Les deux villas bien dissimulées sont désormais classées.

Le jeune Léon Stynen connut ses premiers succès au début des années 20 à Knokke, la station balnéaire où ses parents avaient une maison de vacances. En 1921 (à l’âge de 22 ans), il réalise un mémorial de guerre et, lors de son inauguration, Stynen rencontre Alphonse Derboven, directeur de la fabrique de tabac Vander Elst Frères à Louvain, qui lui demande alors de concevoir sa résidence à Knokke. Grâce aux relations de Derboven, de ses parents et de Jacques Nellens, Stynen décrochera d’importantes commandes, notamment le casino pour lequel il remporte le concours en 1925 et achève le bâtiment en 1930.

Villa Nautilus-Arcadië et villa Les Dauphins-Les Nymphes, Knokke
©Jelle Vans

4. Chaperon Rouge

Si vous voulez voir de magnifiques cottages riches d’une longue histoire à Duinbergen, rendez-vous dans le quartier de la Duinendreef. Sur le Krokussenpad, se trouve “Chaperon Rouge”, un cottage de 1912 doté d’une jolie tourelle d’angle. C’est l’architecte bruxellois Jules Smekens (1904-1976) qui a réalisé le dessin.

Villa Chaperon Rouge, Knokke
©Jelle Vans

La demeure doit son nom de conte à sa tour d’angle coiffée d’un toit rouge pointu. Détail amusant: sur la Zoutelaan, il y a aussi une villa appelée “Roodkapje”, conçue en 1935 par l’architecte gantois Jan-Albert De Bondt (1888-1969), et qui a aussi un toit de tuiles rouges.

Pourtant, le passage de De Bondt à Knokke n’a rien du conte de fées: puisqu’il a collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, à la Libération, sa résidence secondaire de Knokke et sa maison de Gand ont été saisies. En 1946, il a également été condamné à l’interdiction d’exercer sa profession. De dépit, il brûla presque tous ses plans originaux, en 1965.

Villa Chaperon Rouge, Knokke
©Jelle Vans

5. Euclides

Lispannenlaan 23, Duinbergen

Donner un nom à sa maison n’est pas une tradition qui a complètement disparu. Au bord du lac de la Victoire, à Duinbergen, nous sommes tombés sur une villa noire coiffée d’un toit de chaume arborant le nom “Euclides” en lettres colorées. “Euclides” comme Euclide, le “père de la géométrie” qui vécut en Grèce au IIIe siècle avant J.-C.?

“En effet”, sourit Frank Vanleenhove, résident de la villa et fondateur de Surfers Paradise et Lakeside Paradise. “Mon père était professeur de mathématiques à Ostende. Il a obtenu un poste permanent à l’Athénée royal de Knokke-Heist en 1952. À cette époque, il achète un terrain près du lac de la Victoire pour faire construire sa maison qu’il baptise ‘Euclides’. Quand nous y avons emménagé en 2012, nous avons gardé le nom. La porte d’origine, peinte par mon père, est encore intacte. Par contre, nous avons renouvelé le lettrage dans un style ludique, inspiré par nos voyages à Bali et au Costa Rica.”

Villa Euclides, Knokke
©Jelle Vans

6. Villa la Pagode

À l’intersection de l’Elisabethlaan et de l’Arcadelaan se trouve une étonnante villa jumelée arborant un mystérieux “DE P” sur la façade. C’est tout ce qui reste du nom d’origine, De Pagode. Inspirée d’une pagode chinoise, cette villa au toit évasé est une succursale de la compagnie d’assurance Raadhuis. La maison fut construite en 1935 pour Pierre Vandaele (1901-1979), un entrepreneur qui a fait construire des dizaines de maisons à Duinbergen.

C’est l’architecte brugeois Daniël Gevaert qui a dessiné ce projet. Gevaert avait travaillé chez Huib Hoste et participé à la rénovation du casino après la Seconde Guerre mondiale. L’entrepreneur était un personnage controversé: durant l’entre-deux-guerres, il a bâti une chapelle à Duinbergen, d’après un projet de Fritz Coppieters.

Il a ensuite voulu lotir les environs, mais le diocèse l’en empêcha en refusant l’autorisation de construire la chapelle. Celle-ci resta donc à l’état de ruine inachevée et fut démolie après la Seconde Guerre mondiale. Vandaele perd alors une grande partie de ses biens et s’installe à Anglet, en France, où il finit ses jours.

Villa la Pagode, Knokke
©Jelle Vans

7. Rêve d’Enfant

Le compositeur et violoniste Eugène Ysaÿe (1858-1931) était un ami de la Reine Élisabeth de Belgique. Il lui a même donné des leçons privées de violon. Comme la famille royale, Ysaÿe aimait venir à Knokke. Il existe d’ailleurs de superbes photos du musicien -assez corpulent- jouant au tennis au Zoute. Sa première maison, la villa “Chanterelle” (1913), fut démolie pendant la Seconde Guerre mondiale, mais il séjourna ensuite à la villa “Rêve d’Enfant” sur la Fochlaan.

Elle porte le nom d’une pièce qu’il avait dédiée à son fils Antoine (1894-1979) en 1901. Depuis 2017, Les Amis du Zoute organisent à Knokke, un festival biennal consacré au compositeur. La princesse Esmeralda est la marraine de l’événement.

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Les recettes fiscales reculent de 13 milliards d’euros

Les chiffres de l’administration des finances pour les cinq premiers mois de l’année reflètent les effets du confinement sur l’activité économique.

C’est évidemment sans grande surprise que l’administration fédérale des finances doit acter une nouvelle dégradation sensible des recettes fiscales pour le mois de mai. Les derniers chiffres disponibles viennent de sortir, ils concernent donc les cinq premiers mois de cette année hors du commun. Le résultat est “inférieur de 28,5% à celui de la même période l’an dernier. Les impôts directs ont baissé de 26,6% (-7,3 milliards d’euros), les impôts indirects et les impôts sur le capital de 31,5% (-5,6 milliards d’euros). Il s’agit d’une détérioration par rapport à la situation après quatre mois où la baisse totale était limitée à 25,0%”, relève le rapport dont L’Echo a pu prendre connaissance. Ces chiffres étaient attendus car ils concentrent les données du pire moment de la crise du Covid-19 en terme de ralentissement économique. La chute vertigineuse des recettes fiscales de l’État s’établit donc à près de 13 milliards d’euros.

La baisse de la fiscalité directe se décline ainsi: -31,2% pour les versements anticipés (-2,3 milliards d’euros), -14,6% au précompte mobilier (2,6 milliards d’euros) et -72% à l’impôt des sociétés ( -2,1 milliards d’euros), chiffre le rapport.  “La seule évolution positive se retrouve à l’impôt des personnes physiques qui est moins négative de 430,4 millions d’euros”, ajoute le rapport.

4,7

Milliards

C’est la baisse des recettes de la TVA, soit -46,4%.

Au niveau des impôts indirects, les chiffres donnent également le vertige avec une baisse de 46,4% de la TVA pour un montant de quelque 4,7 millards d’euros. Les accises, elles, ne baissent “que” de 17,8% pour 703 millions par rapport à la même période de l’an dernier.

Les recettes fiscales totales devraient toutefois augmenter de 9,1% au cours des trois prochains mois, prédit le rapport. “En conséquence, les revenus après huit mois seraient inférieurs de 13,3% à ceux de la même période”. L’administration guette en outre la situation des grandes entreprises qui risquent de diminuer ou d’annuler le versement de dividendes cette année. Ce qui peut constituer un manque à gagner important pour les finances publiques.




“Il est encore trop tôt pour pouvoir fournir des prévisions stables…”

Alexander De Croo

Ministre des Finances

“Nous avons absorbé le premier choc financier pour les familles et les entreprises en accordant des reports de paiements pour des milliards d’euros, réagit le cabinet d’Alexander De Croo, ministre Open Vld des Finances. La baisse de la croissance économique et l’ampleur du redressement économique au cours des prochains mois auront également un impact sur les recettes fiscales, mais il est encore trop tôt pour pouvoir fournir des prévisions stables à ce sujet.”

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Reader Experience: Reliving 40 years of French holidays during the coronavirus lockdown

PUBLISHED: 15:07 29 June 2020 | UPDATED: 15:39 29 June 2020

Left: Marian Bister on her first trip to Paris in 1964; right: over 50 years later in Burgundy. Pic: Mick Bister

Left: Marian Bister on her first trip to Paris in 1964; right: over 50 years later in Burgundy. Pic: Mick Bister

Archant

FRANCE Magazine reader Mick Bister shares how over 40 nights and almost 7,200 photos, he and his wife enjoyed a French adventure during the lockdown without leaving home


When the coronavirus lockdown in March 2020 signalled the end of any trips to France for the foreseeable, one British couple decided to make the most of their self-isolation by digging out 40 years’ worth of photographs of holidays past and going on an adventure through l’Hexagone from the comfort of their sofa.

Mick Bister, a former French teacher and keen photographer, wrote to FRANCE Magazine to share how he and his wife, Marian, had relived years of cherished trips to France during the lockdown. Mick had captured decades of memories on slide film and it seemed like the perfect time to revisit them.

The ubiquitous 2CVs outside the Hotel de l'Univers, Tours, in 1964The ubiquitous 2CVs outside the Hotel de l’Univers, Tours, in 1964

“Down came the projector from the top of the cupboard,” said Mick. “Out too came the holiday diaries that my wife had meticulously kept during each visit, and for forty consecutive nights, we relived one year at a time. We worked backwards, thereby seeing ourselves progressively (and frighteningly) getting younger.”

We’ll start at the beginning, in 1964: the couple’s first holiday to France together. Mick, had begun his teaching career and persuaded Marian that Paris was the perfect place to help her history and theology theses. From Paris it was to Tours and the Touraine, where Mick had spent six happy months during his teacher training and become enamoured with France. “After a week of sightseeing (Amboise, Villandry, Chinon, Candes-St-Martin, Loches) Marian had fallen in love with France just as I had two years earlier,” Mick said.

Pupils dressed up for a tasting at the Chateau de Moncontour, Vouvray, in 1971Pupils dressed up for a tasting at the Chateau de Moncontour, Vouvray, in 1971

The couple were actively involved with school trips and the 1970s saw many a visit to France with a cohort of eager students. “If we wanted to go up the Eiffel Tower, I could park the minibus almost alongside it; how things have changed since.” Wine tastings for pupils would also be organised in Épernay and Vouvray. “For most of the pupils this was their first trip abroad and we shall never forget the joy on their faces.”

Locals dancing the Sardane in Perpignan in 1983Locals dancing the Sardane in Perpignan in 1983

The Eighties saw trips to Oise thanks to a twinning initiative between schools in Bedfordshire and the Hauts-de-France department. Mick’s school was twinned with one in Gouvieux, and he has fond memories of his and Marian’s visits there every other year. The hospitality shown to us in Gouvieux by the school staff and the civic authorities was exceptional and we still visit friends there to this day.” Other trips included Normandy, the Loire, the Pyrenees and Roussillon.

In 1991, Mick and Marian celebrated their silver wedding in the place that had first enchanted them, the Touraine; in 1996 they were back in Tours to celebrate both their 30th anniversary and Mick’s retirement chez Jean Bardet. Today, the couple have a special love for Burgundy, where they have a favourite gîte. “It’s between Cluny and Mâcon and has an incomparable view towards the château of Berzé-le-Châtel,” said Mick. “We love the people, the calm, the scenery and of course the food and the wine.”

Rue du Barriou in Najac, 1990Rue du Barriou in Najac, 1990

Mick sums up their lockdown adventure perfectly: “We revisited so many magnificent places with each slide stirring memories and emotions that had lain dormant for too long – the Auvergne and the simultaneous ringing of cow bells and church bells on a Sunday morning, the Basque country and the singing of the points scored during a pelota match, Brittany and the spray from the waves crashing on the Pointe du Raz, the town of Cognac and the fragrance of the part des anges, Normandy and our first experience of poulet vallée d’Auge, Roussillon and the spontaneous dancing of the sardane in the streets of Perpignan, Touraine and the goats at the Élevage Caprin that incessantly nibbled at our buttons and shoe laces, Burgundy and the spiritual intensity of Taizé, Provence and the conversation with the lavender grower during which my wife drove off in the car as a hint that I was talking far too much.”

Mick and Marian celebrating their 50th wedding anniversary in NiceMick and Marian celebrating their 50th wedding anniversary in Nice

What does he miss about France? “I’m afraid it is mostly food related. In Nice I personally miss the pre-breakfast walk to fetch the bread from the Temple des Pains which takes me across the Cours Saleya as the stalls are being set out. We miss going to the markets in search of goodies for lunch and seeing what the traiteurs have to offer.”

Hopefully it won’t be long before Mick and Marian can be back on the road in their favourite country!

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Les grottes de Han se gastronomisent avec l’arrivée d’un chef étoilé

Le chef flamand Benoit Dewitte ouvrira un restaurant au sein de l’hôtel quatre-étoiles d’Accor qui verra le jour d’ici octobre aux abords du site naturel.

Alors que les grottes de Han sont à pieds d’œuvre depuis une réouverture complète mi-juin, préparant les grands travaux destinés à assurer la pérennité du lieu, les annonces se multiplient dans la localité.

D’ici octobre, un hôtel Mercure ouvrira ses portes à proximité des Grottes de Han.

Après l’arrivée d’un hôtel Mercure aux 117 chambres (dont 48 suites familiales), prévue pour octobre et développé par le groupe de construction flamand Bricks & Leisure, c’est au tour d’un chef étoilé d’annoncer qu’il posera ses bagages à proximité du site naturel.

En effet, Benoit Dewitte (une étoile au Michelin, obtenue en 2012), accompagné de son frère Bernard, profiteront de l’arrivée de l’établissement du géant français Accor pour y loger leur nouveau restaurant: le Merlesse.

40

couverts

Le restaurant des frères Dewitte pourra accueillir jusqu’à 40 couverts.

Aux accents internationaux, fort des expériences du chef, mais aussi “avec un clin d’œil aux Ardennes“, confie-t-il, ce nouvel écrin gastronomique pourra accueillir jusqu’à 40 couverts.

Retour aux sources

Et si jusqu’ici le duo était connu pour le restaurant qui porte leur nom, localisé à quasi-équidistance entre Gand et Courtrai, ce nouveau développement signe une sorte de retour aux sources, puisque les deux patrons se rendaient souvent dans la Région lors des vacances familiales. Le chef, Benoît, a même effectué un stage il y a de cela quelques années déjà à La Cuisine sur Semois.

Ensemble, ils viendront apporter la première patte étoilée de la Région, Han sur Lesse ne comptant aujourd’hui qu’un Bib Gourmand (guide Michelin 2019 et 2020): L’Ôthentique. 

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Pas de chamboulement politique en Belgique | L’extrême droite toujours leader en Flandre (sondage)

Il n’y a pas eu de réel effet Covid-19 sur les scores des partis politiques à en croire le “Grand Baromètre Le Soir-RTL Info-Ipsos-VTM-Het Laatste Nieuws” publié ce vendredi. Le PS reste le premier parti wallon. Le Vlaams Belang maintient son avance sur la N-VA en Flandre. À Bruxelles, Ecolo reprend de peu la première place au PS.

Deux enseignements à la lecture des résultats du dernier baromètre politique: la crise du Covid-19 ne rabat pas fondamentalement les cartes en Belgique. Les résultats sont proches de ceux enregistrés lors de la précédente prise de température, juste avant le confinement en mars dernier.

Ce qui inquiète, c’est la confirmation de la poussée du Vlaams Belang en Flandre, à nouveau le premier parti au nord du pays. L’ancrage de l’extrême droite en tête des intentions de vote flamandes et, dans une moindre mesure, le score important du PTB en Wallonie et à Bruxelles risquent de refroidir les ardeurs des partis traditionnels quand il s’agira d’évoquer la tenue de nouvelles élections. Peut-être le signal qu’il manquait pour donner un nouveau souffle aux négociations fédérales.   

27,7%

pour le Vlaams Belang

Avec 27,7% des intentions de vote, le Vlaams Belang s’installe confortablement à la première place en Flandre, déjà acquise en septembre 2019 et constatée désormais dans quatre sondages successifs, trimestre après trimestre.

Le MR revient sur le PS en Wallonie 

Le premier parti wallon perd des plumes. Les socialistes, crédités en mars dernier de 25,5% des intentions de vote, redescendent à 23,7%. Un niveau suffisant pour occuper le siège de parti numéro un de la région, mais dans le rétro les libéraux (20,5%) se rapprochent et le PTB (18,7%) suit de près, bien au-delà des 13,8% actés à l’issue des élections de mai 2019. 

Score inchangé pour Ecolo (15,5%) qui se maintient à un niveau proche du verdict des urnes. Derrière les Verts, le cdH (8,1%) reprend des couleurs alors que DéFI (4,7%) ne confirme pas sa timide poussée en Wallonie

Ecolo en tête à Bruxelles

Dans la capitale, ça bataille ferme entre les trois premiers partis francophones. Ils se tiennent à moins de 2%. Ecolo (19,1%) reprend la tête au PS (18,2%) et le MR (17,4%) garde sa troisième place. Les trois formations reculent par rapport au sondage précédent, mais ce repli reste encore anecdotique.

Le PTB (12,6%) et DéFI (10,9%) stagnent à un niveau proche de leur score électoral. Le cdH remonte légèrement la pente. Il peine toutefois à dépasser les 5% dans la capitale. 

Le Belang, encore numéro un 

La vague noire garde sa vigueur en Flandre. Le Vlaams Belang est plus que jamais le premier parti au nord du pays. Avec 27,7% des intentions de vote, il accroît son avance sur la N-VA (20% des intentions de vote). C’est le quatrième sondage consécutif qui place le Belang en tête. 

Les socialistes flamands (12,5%), très en vue lors des négociations fédérales, parviennent à franchir le cap des 10% pour remonter sur le podium. Derrière eux, les deux formations dans la majorité fédérale, CD&V (11,8%) et Open Vld (10%), se tiennent de près. Groen n’est pas loin (9,4%).

Une promiscuité à mettre en relief avec la marge d’erreur d’un tel exercice. Elle se situe autour de 3% pour la Flandre et la Wallonie et de 4% pour Bruxelles.  

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48 hours in Saint-Jean-de-Luz in French Basque Country

PUBLISHED: 10:59 17 June 2020 | UPDATED: 11:11 17 June 2020

Boats at the port of Saint-Jean-de-Luz (c) Joaquin Ossorio-Castillo/Getty Images

Boats at the port of Saint-Jean-de-Luz (c) Joaquin Ossorio-Castillo/Getty Images

Archant

Enjoy a stylish, seaside break at this popular resort in Pyrénées-Atlantiques in south-west France


Waking up to the sound of the Atlantic Ocean crashing against the cliffs a short distance from your room is an exhilarating way to start the day.

I was staying at La Réserve, a four-star, family-owned hotel which sits high above the popular fishing town of Saint-Jean-de-Luz on the south-west coast. It enjoys an idyllic position surrounded by lush parkland, palm trees, tulip-filled flowerbeds and a breathtaking view of the sea with wild Atlantic waves rolling towards the shore.

From here it’s only a short walk into Saint-Jean-de-Luz, winding your way down the hill at Sainte Barbe with the impressive Grande Plage stretching out before you. The long sandy beach is one of the most popular on this stretch of coastline in Pyrénées-Atlantiques and perfect for families as it is protected from the ocean by sea walls which break the powerful waves.

The sandy beach at Saint-Jean-de-Luz (c) Faina Gurevich/Getty ImagesThe sandy beach at Saint-Jean-de-Luz (c) Faina Gurevich/Getty Images

The promenade and beach is popular all year round and the perfect place for a stroll while taking in the uplifting view of the bay and inhaling the bracing, salty sea air.

The beach’s proximity to the town centre is also a big draw, with boutique and restaurant-filled streets located just behind the shoreline. Among them is Deuza, a tea and coffee shop which is celebrating its 100th anniversary this year and supplies many Michelin-starred restaurants in the area. Its walls are filled with jars containing an impressive range of blends alongside black and white photos from its past. Also worth popping into is Maison Pariès in Rue Gambetta which sells delicious, prettily wrapped caramels called Kanouga as well as the famous Gâteaux Basques made from golden pastry, almond cream and black cherry jam.

Around almost every corner there are upmarket shops selling everything from glossy chocolates to espadrilles, pottery and Basque studded leather.

Fresh strawberries at the outdoor market in Saint-Jean-de-LuzFresh strawberries at the outdoor market in Saint-Jean-de-Luz

For more local delicacies head to Les Halles de Saint-Jean-de-Luz which has been in existence since the 19th century and is open every day from 8am to 1pm, spilling out into the surrounding streets on Thursdays and Fridays.

Here you’ll find plenty of local Basque producers, from France as well as Spain. Fish is the star of the show with tuna, sardines and merlu de ligne (line-caught hake) plucked straight from the ocean – Saint-Jean-de-Luz is the sixth biggest port in France. Also for sale are around 150 different types of cheeses sold by artisan fromager-affineur Beñat as well as a colourful array of fresh fruit and vegetables.

After a tempting visit to the market and a morning stroll, it was time for lunch. A short drive around the harbour brings you to Ciboure which is dotted with old stone and timber-framed houses. On an unassuming street is Restaurant Chez Mattin, a third generation restaurant which hasn’t changed since it was opened in the 1970s.

Chez Mattin restaurant in CiboureChez Mattin restaurant in Ciboure

Originally beginning life as a shop, hungry fishermen soon started to demand food and its spécialité maison is ttoro – a Basque stew made from several different types of fish flavoured with Piment d’Espelette (Espelette pepper).

Emerging from its cosy, rustic interior, we headed back down to the harbour at Saint-Jean-de-Luz where boats bob up and down on the water with striking white and red houses in the background.

The Comptoir de la Mer on the quayside sells a range of locally produced drinks including cider and apple juice, biscuits, caramels, tinned fish and tasteful souvenirs.

Maison Louis XIV in Saint-Jean-de-LuzMaison Louis XIV in Saint-Jean-de-Luz

Also near here is Maison Louis XIV, an impressive 17th-century house where the young monarch lived for a month before marrying Maria Theresa of Spain in 1660 at Saint Jean the Baptist church in Saint-Jean-de-Luz. The elaborate church has 1,000 seats and is one of the largest in the area, with sky-high wooden balconies.

Heads swirling with history and a new appreciation of Basque culture, we headed back to La Réserve which has a heated infinity pool where you can do a few gentle laps while taking in those energising sea views, or retreat to the wellness area for a soothing treatment with French skincare brand Institut Esthederm.

In the evening, the hotel terrace is the perfect location to watch the sun go down with an apéritif before heading inside to Ilura restaurant. Head Chef Pierre Boffo’s menus showcase traditional Basque Country flavours with dishes including lieu jaune de ligne (line-caught pollock) with asparagus, delicate buckwheat with blood orange or Galician beef fillet with sautéed mushrooms. Desserts range from prettily plated chocolate hazelnut praline to citrus fruit with grilled seeds.

Delicious food at Ilura restaurant at La RéserveDelicious food at Ilura restaurant at La Réserve

As well as the main hotel, La Réserve has 44 modern apartments and studios with terraces facing the sea. Some have kitchens making them a great self-catering option.

After a buffet breakfast, we made our way back to Biarritz Airport via Le Port de Guéthary, which used to be a centre for whaling in years gone by, but is now surfing territory home to a trendy surf shop and restaurants.

On a fine day the views of Biarritz in the distance are breathtaking, along with the Pyrénées and even San Sebastián in Spain.

La Réserve hotel and heated infinity pool (c) Alexandre ChaplierLa Réserve hotel and heated infinity pool (c) Alexandre Chaplier

Although it was reluctantly time to leave, the spectacular sea vista and wholehearted Basque hospitality will stay with you long after your visit.

Getting there

Lucy flew to Biarritz from London Stansted with Ryanair. One-way flights from £9.99. ryanair.com

A prestige room at The Residence at La Réserve, Saint-Jean-de-Luz (c) Alexandre ChaplierA prestige room at The Residence at La Réserve, Saint-Jean-de-Luz (c) Alexandre Chaplier

Where to stay

La Réserve

Tel: (Fr) 5 59 51 32 00

hotel-lareserve.com/en

Stunning clifftop hotel with views of the Atlantic Ocean, just a 10-minute walk from the beach. It reopens for the season on 17 June 2020. From €145 per night (not including breakfast).

Where to eat

Ilura

Tel: (Fr) 5 59 51 32 00

hotel-lareserve.com/en/restoration/ilura-restaurant/

Located at La Réserve with sea views from the terrace, Head Chef Pierre Boffo’s menus showcase traditional French Basque Country flavours. Plat-Dessert €28 or three courses €45.

Restaurant Chez Mattin

Tel: (Fr) 5 59 47 19 52

chezmattin.fr

Delightful traditional restaurant in Ciboure which specialises in Basque cuisine including ttoro, a hearty fish stew for €26. Shut Sunday and Monday.

Where to shop

Pariès

Tel: (Fr) 5 59 26 01 46

paries.fr

Sells a range of exquisite pastries and cakes, as well as the Mouchou made from fresh almonds.

Poterie Goicoechea

Tel: (Fr) 5 59 37 71 30

poterie-goicoechea.com/en/

This family business makes colourful pots for the garden or home. From €20.

Where to visit

Maison Louis XIV

Tel: (Fr) 5 59 26 27 58

maison-louis-14.fr/

Magnificent house once owned by one of the richest ship-owning families of the 17th century. Open April to November. Entry €6.50.

Tourist information

terreetcotebasques.com

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Vos droits et les précautions à prendre pour voyager cet été

S’il y a bien une certitude, à l’heure d’écrire ces lignes, c’est la réouverture des frontières belges vers et au départ des pays de l’Union européenne (UE), du Royaume-Uni et des quatre autres pays de l’espace Schengen (Suisse, Liechtenstein, Islande, Norvège), à partir du lundi 15 juin. Les Belges pourront donc partir en vacances cet été.

Mais où? Ce n’est pas parce que la Belgique s’ouvre aux autres pays que ceux-ci seront eux-mêmes déjà ouverts aux touristes belges à cette période. Cependant, la majorité des 27 ministres des Affaires intérieures de l’UE se sont mis d’accord, le 5 juin, pour une réouverture des frontières intérieures de l’espace Schengen à partir du 15 juin.

Mais comme l’a expliqué la Première ministre, Sophie Wilmès, lors du dernier Conseil national de sécurité: “Chaque pays décide seul de l’ouverture de ses frontières aux conditions imposées qu’il souhaite.”

Par exemple, l’Italie est déjà rouverte aux touristes, sans conditions, depuis le 3 juin, alors que l’Espagne impose à certains touristes une quarantaine (de 14 jours) au moins jusqu’au 1er juillet. Cela dit, la situation par pays évolue au quotidien. Retrouvez une mise à jour régulière via notre carte interactive ci-dessous. 

En ce qui concerne tous les autres pays, les discussions se font au niveau européen. À ce stade, la Commission européenne proposera à ses membres une réouverture partielle des frontières extérieures de l’UE à partir du 1er juillet. Affaire à suivre.

La Commission lance son propre site d’informations de voyage

La Commission européenne a lancé sa propre plateforme en ligne rassemblant les informations utiles aux voyageurs. Le site “Re-Open EU” “fournit des informations en temps réel sur les frontières et sur les moyens de transport et services touristiques disponibles dans les États membres”, entre autres les moyens de rentrer dans le pays via les airs ou la mer.  

En attendant plus de certitudes, voici quelques précautions à prendre pour réserver votre prochain voyage, ainsi que vos droits pour les voyages déjà réservés ou ceux à venir. “Toutefois, si vous avez un profil qui est averse au risque, je ne conseillerai pas de réserver des vacances dans les prochaines semaines, car il risque d’y avoir des modifications ou des bouleversements”, prévient Julie Frère, la porte-parole de Test Achats (TA).




“Si vous avez un profil averse au risque, je ne conseillerai pas de réserver des vacances dans les prochaines semaines, car il risque d’y avoir des modifications ou des bouleversements.”

Julie Frère

porte-parole de Test Achats

Voyage à forfait

Et justement, la nouvelle est tombée cette semaine: TUI a supprimé un quart de ses vols durant la saison estivale. Quelque 100.000 clients sont concernés. Le tour-opérateur les a avertis par e-mail. “Si le client répond dans les cinq jours suivant sa réception, il peut réserver un même voyage à une autre date et au même prix”, explique TUI. “La condition est que la nouvelle date de départ tombe au maximum trois jours avant ou après la date initiale. Si le même voyage peut s’effectuer depuis un autre aéroport belge, la modification pourra également se faire sans frais”.

D’après ce tour-opérateur (TO), il s’agit d’une “solution très flexible”. Chacun se fera sa propre opinion au sujet de cette affirmation. En attendant, cette décision a entraîné une affluence de questions et de plaintes auprès de TA, qui a profité de l’occasion pour rappeler aux consommateurs leurs droits malgré la situation particulière engendrée par la pandémie de coronavirus.

Peu importe le TO ou le voyagiste, si vous aviez réservé un voyage organisé et que votre vol est annulé, plusieurs options s’offrent à vous.

©BELGA

La première, c’est le “voucher corona”. Celui-ci a été instauré par un arrêté ministériel (en date du 19 mars). Il  prévoit la distribution d’un bon à valoir – couvert par les autorités en cas de faillite – qui s’applique à toutes les annulations de voyages à forfait liées au coronavirus. “Cette réglementation permet à l’organisateur de voyages de vous octroyer un avoir au lieu d’un remboursement pour autant que cet avoir couvre la valeur totale du montant déjà payé, qu’il soit valable pendant au moins un an, qu’il précise qu’il est lié à la crise du coronavirus et que sa délivrance n’engendre aucun coût pour le voyageur”, selon le Centre européen des Consommateurs (CEC).

Attention, vous ne pouvez pas refuser le bon si toutes ces conditions sont remplies. Mais si, pour quelque raison que ce soit, vous n’avez pas utilisé ce voucher, alors vous pourrez exiger son remboursement en espèces à l’issue de sa période de validité de 12 mois. Le voyagiste aura alors 6 mois pour vous rembourser.

Cependant, et c’est la deuxième option, TA estime qu’à partir du moment où les frontières belges rouvriront le 15 juin et que ce sera aussi le cas du pays de destination et que le voyage peut se dérouler dans des conditions normales, alors le voyageur est en droit de demander le remboursement de son voyage endéans les 14 jours.

“En effet, l’arrêté ministériel qui impose l’acceptation du voucher, valable jusqu’au 19 juin, parle d’une annulation ‘en raison de la crise du coronavirus’. Or, en l’espèce, il s’agit d’une réorganisation stratégique de la part du tour-opérateur, mais pas d’une annulation directement liée au coronavirus (fermeture des frontières, modification des conditions du voyage sur place).”




“Si vous avez peur d’effectuer le voyage prévu, mais que tout est mis en place pour que le voyage se déroule de la manière prévue initialement, alors vous ne pourrez pas faire grand-chose pour annuler votre voyage sans frais.”

Julie Frère

porte-parole de Test Achats

Troisième option: le voyageur peut aussi opter pour la solution décrite ci-dessus par TUI . Si tel est le cas, TA conseille évidemment de demander une prolongation du voyage sans modification tarifaire si le voyage devait être raccourci de ce fait, ou une réduction de prix.

Il existe même une quatrième option, qui peut être une solution intéressante si vous ne souhaitez plus partir, et cela, peu importe vos raisons. Comme le rappelle le CEC, “la législation sur les voyages à forfait vous permet, en tant que voyageur, d’annuler votre réservation sans frais si des circonstances inévitables et extraordinaires surviennent sur votre lieu de destination et impactent considérablement le bon déroulement de votre séjour”.

C’est le cas notamment s’il y a des annulations (de vols ou d’excursions) ou des indisponibilités (un hôtel et/ou sa piscine). “De fait, si des éléments principaux du contrat ne peuvent pas être exécutés et si vous êtes prévenu des modifications avant, vous avez alors le droit de demander une réduction de prix ou de résilier votre voyage sans frais ou de demander un voyage alternatif pour un budget similaire“, précise Julie Frère.

“Mais attention, si vous avez peur d’effectuer le voyage prévu, mais que tout est mis en place pour que le voyage se déroule de la manière prévue initialement, alors vous ne pourrez pas faire grand-chose pour annuler votre voyage sans frais”, prévient-elle.  

Vols

Pour les cas où vous avez juste réservé un vol et qu’il est question d’annulation, plusieurs options s’offrent aussi à vous.

Premièrement, vous pouvez accepter un voucher de la part de la compagnie aérienne. “Attention, ceux-ci ne sont pas couverts contre l’éventuelle faillite de la compagnie“, avertit TA.

Deuxièmement, vous pouvez exiger le remboursement de votre billet. Surtout si les frontières sont rouvertes (en Belgique et dans le pays de destination). Dans ce cas, il n’est plus question de force majeure. “Outre, le remboursement de son billet, le consommateur pourra, à certaines conditions, exiger l’indemnisation forfaitaire supplémentaire qui va de 250 à 600 euros en fonction de la distance qui devait être parcourue par le vol“, ajoute TA.




Attention, les vouchers proposés par les compagnies aériennes ne sont pas couverts contre une éventuelle faillite.

Troisièmement, si la compagnie aérienne vous propose des conditions particulières (comme c’est le cas avec TUI), vous pouvez aussi les accepter si celles-ci vous conviennent.

Ce qui est important, c’est de ne pas se précipiter (voir encadré)!

Attention, si vous ne souhaitez plus voyager et que vous prenez l’initiative d’annuler vous-même votre réservation, des frais d’annulation vous seront appliqués. “Cependant, consultez les conditions de votre billet, car il est possible que celles-ci vous permettent de le modifier”, d’après un conseil de CEC. “De nombreuses compagnies proposent des arrangements spécifiques à la crise du coronavirus, qui vous permettent généralement de modifier vos dates de voyage ou de recevoir un avoir.”

Pas de précipitation !

Que ce soit pour l’annulation d’un voyage à forfait ou d’un vol, “avant de prendre une décision, renseignez-vous sur ce à quoi vous avez droit auprès d’un organisme indépendant plutôt que de vous contenter des informations données par un tour-opérateur ou une compagnie aérienne”, conseille Julie Frère, la porte-parole de Test Achats. “Nous recevons de nombreux témoignages de personnes qui prennent de mauvaises décisions, car elles ne sont pas correctement informées sur leurs droits.”

“Par exemple, des personnes dont le vol a été annulé ont remarqué que le même vol était disponible le lendemain mais pour 1.000 euros de plus. Or, quand un vol est annulé, une compagnie aérienne est obligée de proposer des options: soit un remboursement (et si l’annulation a lieu 14 jours avant le départ, elle doit aussi payer une indemnisation forfaitaire), soit un vol alternatif dans les meilleurs délais et sans modification de tarif, soit un vol à une date plus éloignée mais qui conviendrait et toujours sans modification tarifaire. Quand un consommateur est au courant de ses droit, on évite des situations où il accepte simplement un remboursement et où il rachète un vol qui coûte beaucoup plus cher.”

Pour plus d’infos sur vos droits: rendez-vous auprès de Centre Européen des Consommateurs (cecbelgique.be ou 02.542.33.46) ou de Test Achats (test-achats.be ou 0800.29.510).

Logement

En ce qui concerne les réservations de logements, la situation est différente vu qu’il n’y a aucune réglementation belge ou européenne en la matière.

Par exemple, si suite à la pandémie vous souhaitez annuler une réservation, cette annulation dépendra du droit en vigueur dans le pays de destination, mais aussi, et surtout, des conditions générales de votre réservation. “Compte tenu de la situation, il est préférable de contacter l’hôtel et de convenir avec lui d’un arrangement“, selon le CEC.




“Si vous avez un profil averse au risque, je ne conseillerai pas de réserver des vacances dans les prochaines semaines, car il risque d’y avoir des modifications ou des bouleversements.”

Julie Frère

porte-parole de Test Achats

Cependant, si votre réservation inclut des accès à des services complémentaires (piscine ou spa par exemple) et que ceux-ci sont fermés, “alors il s’agit d’un argument valable pour demander l’octroi d’un avoir ou d’un remboursement.

Si vous n’avez encore rien réservé pour cet été, prenez des précautions supplémentaires, notamment en sélectionnant une réservation qui offre des conditions d’annulation flexibles.

Par exemple, via Booking, de nombreuses réservations incluent l’annulation gratuite jusqu’à une semaine avant le départ et sans prépaiement. D’autres plateformes, comme Airbnb ou même Gîtes de Wallonie, ont ajouté un filtre pour faciliter vos recherches et vous permettre de réserver des logements qui proposent des conditions d’annulation flexibles.

©Photo News

De leur côté, Holidaysuites ou Belvilla offrent un report sans frais ou une annulation de la réservation en cas de nouvelles restrictions de voyage.   

Assurances

Ne serait-il pas plus simple de souscrire une assurance annulation? “Une demande d’annulation d’un voyage consécutive à l’épidémie de coronavirus qui s’est propagée dans la région où vous souhaitiez partir en voyage ne relève pas de la couverture de l’assurance annulation standard”, répond Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurances. Ce type d’assurance vous permet d’annuler votre voyage en cas de problème de santé (pour vous ou l’un de vos proches, que ce soit le Covid-19 ou non) ou en cas d’événement susceptible de bouleverser votre quotidien: un licenciement, des dégâts importants à votre domicile, une séparation, etc.

Certains assureurs proposent toutefois des contrats plus étendus permettant de couvrir l’annulation, laquelle dépend parfois d’un avis de voyage négatif exprimé par le SPF Affaires étrangères pour la zone concernée”, précise Assuralia.

Mais lisez bien les conditions d’un tel contrat avant d’y souscrire. Par exemple, TUI propose plusieurs sortes d’assurance annulation, mais seule l’offre “All Risk” vous assure contre des événements futurs liés au coronavirus.

Dans un autre genre, l’offre “Royal Service” d’Allianz permet de bénéficier elle aussi d’une couverture annulation “all risk” (moyennant une franchise jusqu’à 25% en cas d’annulation pour des raisons non mentionnées dans les conditions générales), ainsi que d’une très large couverture en matière d’assistance.  

©BELGA




La plupart des mutualités fournissent un service d’assistance à l’étranger en cas de maladie ou d’accident au sein des pays de l’UE.

Si vous estimez ne pas être suffisamment couvert, alors cela vaut peut-être la peine de souscrire une assurance assistance supplémentaire (à moins d’avoir déjà une assurance hospitalisation qui vous couvre également à l’étranger).

Enfin, si vous comptez voyager en voiture et que vous n’êtes pas couvert par une assurance assistance “véhicule”, cela vaut peut-être la peine d’en souscrire une, ou bien d’ajouter cette couverture à votre assurance assistance de base, tout en précisant bien que vous souhaitez une couverture étendue à l’Europe. On n’est jamais trop prudent !

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